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Football/Ligue des champions

Le Club africain en péril après les violences de ses supporters

Débordements lors de la rencontre Club africain - Al Hilal.
Débordements lors de la rencontre Club africain - Al Hilal. AFP
3 mn

La commission de discipline de la Confédération africaine de football (CAF) va se réunir au sujet des débordements durant la rencontre de Ligue des champions entre le Club africain et Al Hilal. Des supporters tunisiens ont envahi la pelouse durant le 8e de finale retour, vandalisant le Stade de Radès et agressant joueurs adverses et arbitres. La formation tunisoise risque gros dans cette affaire.

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Les supporters du Club africain ont la mémoire courte. Le 2 avril 2011, leurs joueurs étaient agressés au Caire par les spectateurs égyptiens lors d’une rencontre entre leur équipe et celle de Zamalek. Le bilan : envahissement de la pelouse, violences et une exclusion immédiate de la Ligue des champions assortie plus tard de deux matches à huis-clos.

Pourtant, les fans des Rouge et Blanc se sont comportés de la même manière ce 7 mai. A la 84e minute du 8e de finale retour contre Al Hilal, ils ont envahi le terrain puis multiplié les dégradations et agressions : ils ont brûlé des strapontins du stade de Radès, jeté des bouteilles d'eau sur des policiers, frappé l'arbitre et des joueurs provoquant la panique et la suspension du match. Des policiers sont ensuite intervenus en utilisant des gaz lacrymogènes et ont frappé avec des bâtons des fauteurs de troubles, selon des images diffusées à la télévision tunisienne. Neuf policiers ont été blessés, dont un grièvement, au cours de ces violences, selon le quotidien La Presse.

Des stadiers mal formés selon le Club africain

La commission de discipline de la Confédération africaine de football (CAF) va se réunir dans les jours qui viennent au sujet des débordements. Si ces échauffourées s’inscrivent dans le climat actuel de crise en Tunisie, pas sûr que la CAF soit clémente avec le Club africain. L’équipe était certes éliminée de la course à la phase de poules au moment où les incidents ont éclaté. Mais des sanctions sportives aussi bien que financières sont à prévoir.

Kamel Khelil, dirigeant du club, a pris les devant en reportant la faute sur les stadiers installés au Stade de Radès. Leur présence dans les enceintes tunisiennes résulte de longues négociations entre les autorités politiques, administratives et sportives du pays : « On ne peut pas appliquer un nouveau système de sécurité du jour au lendemain. Lors des réunions qu’on a eu avec les responsables, on a réclamé un intervalle de deux ans pour former ces stadiers, pour qu’ils aient les compétences et l’assise juridique requises. Or, on a été contraint de faire appel à des jeunes. Avec le score défavorable et le climat, même le service d’ordre n’a pu empêcher les débordements. » La CAF sera-t-elle sensible à ces arguments ?

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