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Football / CAN 2012

CAN 2012 : la Zambie chipe la première place à la Guinée équatoriale

L'Equato-guinéen Bladimir Ekoedo (D) face au Zambien Davies Nkausu (G), le 29 janvier 2012.
L'Equato-guinéen Bladimir Ekoedo (D) face au Zambien Davies Nkausu (G), le 29 janvier 2012. REUTERS/Luc Gnago

La Zambie a refroidi les supporters équato-guinéens en battant le Nzalang Nacional (1-0), ce dimanche 29 février 2012 à Malabo, grâce à un but de l'inévitable Christopher Katongo. Les Chipolopolo terminent donc en tête du groupe A, ce qui pourrait leur permettre d'éviter la Côte d'Ivoire en quarts de finale. La Guinée équatoriale est également qualifiée en tant que deuxième de la poule et va rester dans la capitale pour le tour suivant.

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De notre envoyé spécial à Malabo

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Pour la première fois depuis le début de la CAN, le stade de Malabo a fait le plein. Et pour cause, le Nzalang, l’équipe équato-guinéenne, jouait ce soir dans la capitale face à la Zambie. Un match crucial pour la suite de la compétition pour ces deux équipes. Le Nzalang, qui occupait la première place avec 6 points, voulait à tout prix conserver la tête du groupe A, éviter un probable quart de finale face à la Côte d’Ivoire et continuer son parcours à Bata. Du côté des Chipolopolo, Hervé Renard, le sélectionneur de la Zambie, expliquait il y a quelques jours qu’il souhaitait rester à Bata pour conserver le lieu de concentration initial de son équipe. Le Français a été exaucé.

Jeu très brouillon des deux côtés

Le soutien des supporters équato-guinéens est total dès le début de la rencontre. Les gens applaudissent et crient dès qu’un joueur du Nzalang touche la balle. Durant les dix premières minutes, on assiste pourtant à un véritable round d’observation. Le Nzalang tente de prendre le jeu à son compte en jouant haut mais les Chipolopolo ne redescendent pas pour autant. Il faut attendre la 15e minute pour assister au premier tir. Ekedo, qui déborde sur l’aile gauche, repique vers la surface dé réparation zambienne, fait un crochet et place une frappe croisée du pied droit. Mais son tir, trop écrasé, manque le cadre.

Les abords du stade de Malabo avant Guinée équatoriale - Zambie, le 29 janvier 2012.
Les abords du stade de Malabo avant Guinée équatoriale - Zambie, le 29 janvier 2012. Photo : Christophe Jousset / RFI

Le jeu reste très brouillon de part et d’autre. La Zambie se montre enfin dangereuse à la 25e minute. Un coup franc bien tiré au second poteau et adressé à Sunzu est dégagé in extremis par Clementino Silva, le gardien du Nzalang. Les hommes d'Hervé Renard trouvent peu à peu leurs marques. La Guinée équatoriale, bien que très généreuse dans l’effort, est alors sevrée d’actions offensives. Mais à quatre minutes de la pause, Ivan Bolado trouve Ekedo dans la surface qui enchaîne une frappe à dix mètres du but. Kakonje, le gardien zambien, dégage du pied. C’est la meilleure occasion de cette première période qui s’achève sur un score vierge.

Katongo, encore lui

Le bus de la Guinée équatoriale arrive au stade de Malabo, le 29 janvier 2012.
Le bus de la Guinée équatoriale arrive au stade de Malabo, le 29 janvier 2012. Photo : Christophe Jousset / RFI

De retour des vestiaires, les deux équipes repartent avec l’intention de prendre rapidement le dessus. C’est la Zambie qui est la première à se montrer dangereuse. L’arbitre donne un coup franc aux Chipolopolo suite à une passe en retrait d’un défenseur équato-guinéen à son gardien. La Zambie joue en deux temps. Kalaba décale la balle pour Himoonde qui place une frappe puissante à moins de dix mètres du but adverse. Mais heureusement pour le Nzalang, un défenseur parvient à détourner la balle en corner. Les occasions se font plus rares, mais les supporters du Nzalang sont toujours aussi bruyants, malgré la température et l’humidité de Malabo. A la 67e minute, Katongo, le numéro 11 des Chipolopolo, récupère la balle devant les 16 mètres adverse. Il repique dans l’axe tout en longeant la surface de réparation et place une frappe écrasée du pied droit qui trompe Clementino Silva. La Zambie prend l’avantage (1-0).

Le Nzalang réagit immédiatement sur un coup franc bien placé, à 25 mètres du but zambien. Edjogo s’en charge et place une superbe frappe enroulée qui rase la lucarne. La balle ne passe qu’à quelques centimètres du but de Mweene. La Zambie, malgré une certaine domination du Nzalang, continue de se montrer la plus dangereuse. Les Equato-guinéens mettent tout leur cœur pour tenter de revenir à la marque mais le score en reste là.

La Zambie s’impose et prend du même coup la première place du groupe A avec 7 points, soit un de plus que le pays co-organisteur. Hervé Renard doit être heureux, il retrouvera les installations de Bata et devrait, selon toute logique, éviter la Côte d’Ivoire en quart de finale. Le Nzalang devrait lui être opposé à l’Angola (le plus probable) ou au Soudan dans le petit stade de Malabo, dont les 15.200 places devraient à nouveau trembler le 4 février prochain.
 

Hervé Renard : « A nous de faire mieux qu’en 2010 »

« C’était l’objectif. Ca peut surprendre certaine personne, mais c’est comme en 2010 lorsqu’on avait terminé premier du groupe devant le Cameroun. Cette fois-ci, on refait une belle performance en finissant devant le pays organisateur, qui était certainement sur un nuage après son match contre le Sénégal. Donc c’est une belle performance, même si le match en lui-même n’a pas été un grande rencontre. On s’excuse, mais l’important c’est de prendre des points et de gérer comme il faut.

Cette victoire était importante, car la Libye a battu le Sénégal 2 à 1. Il fallait se concentrer sur nous, même si on avait des informations. Ne pas jouer le match nul, mais jouer la première place. Parce qu’en football, quand on joue petit bras souvent on est pénalisé. Donc le plus important c’était de jouer avec nos qualités. Félicitations aux joueurs. Ils ont une nouvelle fois été remarquables.

C’est ma troisième CAN. J’ai eu la chance de faire celle de 2008 en tant qu’assistant au Ghana, certainement la meilleure équipe d’Afrique. J’ai été chanceux en arrivant sur ce continent. Je suis tombé sur un groupe exceptionnel (celui de la Zambie), mais qui manque de maturité tactique par moment. C’est pour ça que je m’agite un peu sur le côté, parce que c’est difficile pour nous de respecter toujours les consignes, de rester organisé. Les joueurs ont gagné en expérience par rapport en 2010. Maintenant c’est à nous de faire mieux qu’en 2010. »
 

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