Football / Ligue des champions CAF

Yannick Ndjeng: «c’est fabuleux de jouer une troisième finale consécutive»

Le Camerounais Yannick N'Djeng.
Le Camerounais Yannick N'Djeng. AFP PHOTO / SALAH HABIBI
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Yannick Ndjeng dispute ce samedi 17 novembre 2012 à Tunis la finale retour de Ligue des champions avec l’Espérance de Tunis, contre le National du Caire (Al Ahly). Ce sera la deuxième finale consécutive pour le Camerounais et la troisième de suite pour le club tunisien. Touché à la cheville au match aller (1-1), l’attaquant reste l’un des atouts d’une formation tunisoise où manqueront plusieurs joueurs importants mais qui espère décrocher son troisième titre de championne d’Afrique.

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Propos recueillis par Christophe Jousset

RFI : Comment vous sentez-vous après votre blessure du match aller ?
Yannick Ndjeng : Je ne vous mentirai pas : j’ai toujours une gêne au niveau de ma cheville gauche. Je n’ai pas totalement récupéré mais dans ma tête je suis prêt à jouer, je me dis qu’il faut jouer parce qu’on est déjà un peu amoindris et si on perd encore un joueur, c’est fatal pour l’équipe (Ndlr : Derbali et le Ghanéen Afful sont suspendus, Traoui forfait pour blessure, Msakni très incertain après son appendicite). Donc je me suis formaté pour jouer. Peu importe comment. Même s’il faut emprunter votre pied (sic), je serai au stade et je donnerai tout pour gagner ce titre.

 
RFI : Le résultat du match aller fait que vous n’êtes pas obligés de marquer pour gagner la Coupe. Est-ce que ça n’annonce pas un match compliqué pour un attaquant de pointe ?
Yannick Ndjeng : Oui mais ça dépend de ce que l’entraîneur vous demande de faire. Est-ce qu’on va attendre les adversaires ou bien les prendre haut ? Je ne peux pas vous le dire parce que parfois le coach nous le dit deux heures avant le match. Mais le piège, il est là : si on se dit qu’un 0-0 nous qualifie (sic), ça peut nous jouer des tours. Si on est prudents et qu’on prend un but à la 80ème minute, ce serait un peu chaud. Il faut qu’on se mette dans la tête qu’on a perdu à l’extérieur et qu’il faut qu’on marque un but.

RFI : Vous avez bien sûr à l’esprit l’échéance du Mondial des clubs (le vainqueur de la Ligue des champions représentera l’Afrique au Japon le mois prochain)…
Yannick Ndjeng : Bien sûr, c’est ça qui nous anime ! On a deux objectifs magnifiques devant nous. On a la chance de pouvoir garder notre titre et de repartir à la Coupe du monde des clubs. Pour le club, c’est fabuleux de jouer une troisième finale consécutive en Ligue des champions (Ndlr : Défaite en 2010 face au Tout Puissant Mazembe et victoire en 2011 face au Wydad de Casablanca). On revoit tous ces beaux moments vécus l’année dernière quand on a gagné contre le Wydad, toutes ces émotions et derrière on voit le Mondial et ce magnifique pays qu’est le Japon. C’est ça qui nous donne des ailes et j’espère qu’en pensant à tout ça demain (ce samedi) ça nous donnera beaucoup de forces à mes coéquipiers et moi.

RFI : Pour vous c’est aussi l’occasion de montrer qu’en ces temps difficiles pour votre pays, un joueur camerounais peut être au plus haut niveau continental ?
Yannick Ndjeng : Oui c’est un peu l’occasion. Même en étant ici, j’ai fait un peu de sélections. J’étais dernièrement au match aller contre le Cap-Vert. On n’a pas été qualifiés pour la Coupe d’Afrique (soupir). C’est dommage mais la vie continue et il faut continuer à travailler. Déjà on est très loin au classement Fifa alors on va essayer de remonter un peu et de préparer les éliminatoires pour le Mondial. Pour moi, c’est bien de jouer cette finale. Je vais essayer d’être performant et de montrer au sélectionneur et au Cameroun qu’on peut être à un bon niveau. J’espère faire un bon match.

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