Confédération africaine de football

Élection à la CAF: le TAS ne peut rien, Anouma reste hors-jeu

CAF

Le Tribunal arbitral du sport (TAS) s'est déclaré non-compétent concernant un recours sur l'élection à la présidence de la Confédération africaine de football (CAF). L'Ivoirien Jacques Anouma ne devrait donc pas pouvoir se présenter en mars 2013 contre le Camerounais Issa Hayatou, le patron de la CAF depuis 1988.

Publicité

Le Tribunal arbitral du sport (TAS) n'y peut rien : sauf surprise, Issa Hayatou sera la seul candidat à sa propre succession à la présidence de la Confédération africaine de football (CAF), en mars 2013 au Maroc. L'Ivoirien Jacques Anouma, rival potentiel, ne pourra pas se présenter face à Issa Hayatou, en place depuis 1988.

La CAF est la seule compétente dans cette affaire

La Fédération libérienne de football avait pourtant déposé un recours auprès du TAS, une institution faisant autorité en matière de droit du sport. Son but : s'opposer au fait que seuls les membres actuels ou passés du Comité exécutif de la CAF peuvent désormais être candidats à la présidence de la CAF. Les Libériens espéraient tout du moins que cette nouvelle disposition serait suspendue.

Selon nos confrères de la BBC, le Tribunal s'est déclaré non-compétent dans cette affaire. Il a en effet jugé que tout ceci ne relevait pas de sa juridiction. Le TAS a ainsi estimé que la CAF dispose de ses propres structures d'appel. L'instance basée à Lausanne a surtout affirmé qu'elle ne peut pas suspendre cette disposition puisque celle-ci n'entrera vraiment en vigueur que le 3 décembre...

Sur son site Web, la CAF a déclaré avoir été surprise « par l’extrême précipitation » dans laquelle cette procédure a été engagée par le TAS à la demande du Liberia. Une procédure contestant la légitimité d'une décision prise lors d'une Assemblée générale extraordinaire.

Un revers pour les partisans de Jacques Anouma

La décision du TAS est un revers pour les partisans de Jacques Anouma et les opposants à Issa Hayatou. Depuis septembre, les critiques se sont pourtant multipliées envers une disposition écartant de facto la candidature de l'Ivoirien et offrant une victoire quasi-assurée au dirigeant camerounais.

Ces accusations de népotisme ont fait bondir les dirigeants de la CAF. La Confédération affirme d'une part que cette mesure est parfaitement démocratique puisqu'elle a été adoptée par une large majorité de ses membres. Et que d'autre part, elle réserve l'élection aux gens compétents, qui connaissent bien les problématiques du football africain. Un contre-argument fallacieux selon les partisans d'Anouma : ces derniers rappellent que l'ex-président de la Fédération ivoirienne a les qualités requises puisqu'il est membre du Comité exécutif de la Fédération internationale de football (Fifa). Entre les deux camps, la polémique n'est pas prête de s'éteindre.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail