Coupe du monde 2014

Le Cameroun veut positiver avant d’affronter la Libye

Raoul Loé et Volker Finke (à droite) lors d'un entraînement en juin 2013.
Raoul Loé et Volker Finke (à droite) lors d'un entraînement en juin 2013. AFP PHOTO / STR

L’équipe du Cameroun est en stage à Lisses, en région parisienne, du 11 au 14 août 2013. Ce rassemblement sert à préparer un match décisif face à la Libye le 8 septembre 2013 à Yaoundé, en éliminatoires de la Coupe du monde 2014. Il doit aussi permettre aux Lions indomptables d’afficher un état d’esprit plus positif après des mois de tensions au sein de la tanière.

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Alexandre Song se saisit d’un ballon et le balance au loin d’un grand coup de pied. « Bravo Alex ! » crient en cœur certains coéquipiers ainsi que Volker Finke, le sélectionneur de l’équipe du Cameroun. Il y a de l’ironie dans ces félicitations mais surement pas de méchanceté.

Les Camerounais s’entraînent dans une bonne humeur devenue assez rare, ce 13 août 2013. Samuel Eto’o et ses partenaires travaillent en vue d’un match décisif face à la Libye, le 8 septembre 2013 à Yaoundé, en éliminatoires de la Coupe du monde 2014.

Un regroupement utile

Personne ne se plaint alors que les stages au mois d’août font plutôt râler les joueurs et leurs clubs, en général. « C’est toujours un plaisir de se retrouver ici, assure même le défenseur Nicolas Nkoulou. C’est hyper important de se retrouver et de travailler les automatismes. Face à la Libye, on attend de nous un bon match et une qualification ». Même son de cloche du côté du milieu de terrain Jean II Makoun : « Le stage se déroule bien. Tout le monde a répondu présent et c’est très bien. C’est une période internationale. C’est toujours bien de s’en servir parce qu’on ne se retrouve pas souvent. »

Durant quatre jours, les Camerounais récitent leurs grammes dans le cadre sans éclat mais ultra-pratique de l’Espace Léonard de Vinci à Lisses (en région parisienne). Seule une rencontre face au club qatarien Muaither SC, entraîné par le Franco-espagnol Ladislas Lozano et également en stage à Lisses, est prévue. « Je voulais disputer un match amical mais le Cameroun était suspendu par la FIFA, expose Volker Finke. C’est pourquoi on a préparé ce stage, […] pour travailler quelques petites choses sur le comportement tactique. Il faut travailler aussi sur l’esprit de groupe, d’unité ».

Une ambiance apaisée

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Le mot d’ordre est désormais clair en sélection camerounaise : il faut positiver. Et oublier au passage les tensions qui ont miné le groupe depuis la Coupe du monde 2010, la dernière grande compétition disputée par le Cameroun.

Le milieu de terrain Raoul Loé, qui a fait ses débuts en sélection en juin, se demande même si toutes les rancœurs et rivalités entre cadres du groupe ont vraiment existé. « Avant d’arriver en équipe nationale, j’entendais beaucoup de mauvaises choses à son sujet, souligne le joueur d’Osasuna. Pourtant, quand je suis arrivé pour des matches contre l’Ukraine et le Togo, j’ai constaté qu’il y avait une bonne ambiance. Du coup, je me suis demandé d’où venaient ces rumeurs ».

Les rancœurs qui ont éclaté durant le Mondial 2010 ont bel et bien perduré mais les joueurs seraient enfin passés à autre chose. « Depuis notre dernière non-participation à la CAN (2013), ça ne se passe pas trop mal, affirme Jean II Makoun. On se remet tout doucement. On obtient des résultats pas trop mauvais. Maintenant, le but de tout le monde, c’est le Brésil, la Coupe du monde. On vit bien, on travaille bien, mais il faut confirmer ça en match. »

La sanction du Togo a changé la donne

Les trois points récupérés sur tapis vert, après une sanction de la FIFA contre le Togo, ont aussi aidé à apaiser le climat en équipe nationale. Le Cameroun, qui avait été battu 2-0 à Lomé, a en effet été propulsé en tête du groupe I avec un point d’avance sur la Libye.  « On ne va pas s’alourdir la mémoire avec tout ça, tempère Nicolas Nkoulou. C’est vrai qu’on est content d’avoir ces 3 points. Mais le plus important pour nous, c'est de rester dans le vif du sujet. On va préparer le match, on va s’armer et vivement que les choses se terminent bien » !

Le joueur de l’Olympique de Marseille résume ainsi le nouvel état d’esprit des Lions : « Il faut s’appuyer sur le passé pour construite le futur. On a connu des échecs mais ce n’est pas la fin du monde. On est contents de se retrouver même si on garde en mémoire tout ce qui s’est passé. Maintenant, il faut prendre les choses par le bon bout et regarder l’avenir et tout ce qu’il y a de positif. »

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