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Football / Algérie

Raïs M’Bolhi, quel drôle de gardien !

Raïs Mbohli avant le huitième de finale au Brésil face à l'Allemagne, le 30 juin 2014.
Raïs Mbohli avant le huitième de finale au Brésil face à l'Allemagne, le 30 juin 2014. AFP PHOTO / GABRIEL BOUYS
3 min

Mouloud Achour, animateur de Canal+, est allé à la rencontre du portier des Fennecs pour le site Clique.tv. On découvre un portrait totalement inédit de l’international algérien où il évoque ses débuts en tant que gardien de but et son passage dans le monde professionnel grâce à l’aide du père de Karim Ziani, joueur avec lequel il a disputé le Mondial 2010. Il parle notamment son choix porté vers l’Algérie et de son métier. Non sans humour.

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Cet été, la Coupe du monde au Brésil a été marquée par la performance historique des Fennecs. Et de la nouvelle ferveur autour de Raïs M’Bolhi. Lors du huitième de finale face aux Allemands, M’Bolhi a permis aux Algériens de jouer les prolongations avec ses arrêts décisifs. À 28 ans, le natif des Hauts-de-Seine, désormais exilé à Philadelphie, s’est révélé au grand public.

« C’était un club pourri, mais j’étais professionnel »

Raïs M’Bolhi est avant tout un globe-trotter. Né en France d'un père congolais et d'une mère algérienne, il doit une fière chandelle au père de l'international algérien Karim Ziani qu’il lui a donné l’envie de passer professionnel en l’emmenant faire des détections. Mais le chemin vers la reconnaissance ne fut pas de tout repos. Formé à Marseille, il n'a jamais joué un seul match officiel. Ensuite, il rejoint l'Écosse et Heart of Midlothian, où sa carrière ne décolle pas. « C’était un club pourri, mais j’étais professionnel. Je fais six mois sans rien toucher et là je me dis  "j’arrête ou je continue " », explique avec le sourire M’Bolhi.

Ensuite, c’est le Japon, la Grèce et la Bulgarie. Sauf que la plupart du temps, les salaires n’arrivent pas. « J’avais besoin de vivre, c’était mes potes qui m’envoyaient de l’argent », raconte-t-il. De 2006 à 2013, Raïs M’Bolhi a connu huit clubs différents et six pays distincts. « J’ai beaucoup voyagé mais je n’ai jamais vraiment eu la chance de rester dans un club et prouver ce que je sais faire. Dans tous les pays où j’ai joué, je ne me suis jamais vraiment bien senti », avait concédé le portier algérien après le Mondial au Brésil.

« Je préfère rester dans mon coin tranquille »

Malgré peu de temps de jeu en club, Vahid Halilodzic, l'ancien sélectionneur, qui prend les rênes de la l'équipe en 2011, décide de le maintenir au poste de gardien numéro 1 pour le Mondial au Brésil. M'Bolhi avait gardé les buts algériens inviolés au terme d’une prestation étincelante face à l’Angleterre au Mondial 2010 (0-0). Plus jeune, le portier avait joué avec les équipes de France U-16 et U-17, avant d'être convoqué par Rabah Saadane pour le Mondial 2010. Il a également disputé la Coupe d'Afrique des Nations 2013.

Discret, le dernier rempart des Fennecs n’aime pas s'exprimer dans la presse. Pourtant, avant le Mondial 2010, M’Bolhi a évolué dans l’anonymat médiatique. « Je préfère rester dans mon coin tranquille », dit-il néanmoins. Tranquille mais déterminé. « On est prêt à mourir sur le terrain pour l'Algérie », lâche le Fennec durant cette interview. En arabe, Raïs signifie « chef » ou « président ». Et pour le moment, M’Bolhi préside bien les buts des Fennecs.

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