Football

Eliminatoires CAN 2017 : le Burkina Faso recherche sa vérité

L'équipe du Burkina Faso lors de la CAN 2015.
L'équipe du Burkina Faso lors de la CAN 2015. AFP PHOTO / KHALED DESOUKI
4 mn

L’équipe du Burkina Faso a été finaliste de la Coupe d’Afrique des nations 2013 puis éliminée au premier tour de l’édition 2015. Alors que les éliminatoires de la CAN 2017 vont commencer, observateurs et supporteurs des Etalons s’interrogent : que valent vraiment les Burkinabè ? Ces derniers comptent apporter des réponses dès ce 13 juin contre les Comores.

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Héros en 2013 puis zéros en 2015, telle est la réalité des footballeurs burkinabè, à quelques jours du coup d’envoi des éliminatoires de la CAN 2017. Ceux qui ont été finalistes de la Coupe d’Afrique des nations 2013 se remettent encore d’une déprimante élimination au premier tour de l’édition 2015.

Leur sélectionneur, le Belge Paul Put, a été écarté et un nouvel entraîneur, l’Allemand Gernot Rohr, est arrivé à la tête de l’équipe nationale A. « C’est un nouveau départ dans tous les cas, indique Rohr. Une compétition s’est terminée et il faut tourner la page. Il faut regagner les supporters avec une équipe conquérante, un nouveau staff et quelques nouveaux joueurs ».

Fadil Sido, milieu de terrain du FC Metz (France), n'a pas participé à la CAN 2015. Il aborde donc l’aventure « CAN 2017 » avec fraicheur. « On se lance dans ces éliminatoires pour montrer ce qu’on vaut vraiment. A la dernière CAN, on n’a pas vraiment eu l’occasion de le faire, souligne-t-il. On a de bons supporters. Ils savent pardonner. Mais c’est aussi à nous de mériter leur pardon ».

« On va réécrire une bonne histoire »

Du côté d’Ouagadougou, on s’interroge : que valent ces Etalons qui ont manqué de peu la qualification pour la Coupe du monde 2014 ? « On est tous de bons joueurs et on a un bon groupe, assure l’attaquant Aristide Bancé. Demain, on pourrait être champion ou vice-champion d’Afrique, puis dans quelques mois avoir des problèmes. Le Nigeria, qui était champion d’Afrique en 2013, n’a pas participé à la CAN 2015 ». Le géant aux cheveux peroxydés ajoute : « Tout ce qui s’est passé en janvier ne peut pas nous mettre en bas (sic). On en a parlé. On va tout reprendre à zéro. Nous, on a confiance en nous, avec notre nouvel entraîneur qui amène de bonnes idées. On va réécrire une bonne histoire. »

Gernot Rohr essaie tout d’abord de redonner confiance à des joueurs ébranlés. « J’avais trouvé un groupe un peu dans le doute, un peu frustré après sa dernière place à la CAN (1), glisse l’ex-sélectionneur des équipes du Gabon et du Niger. Mais je pense que tout le monde a tourné son regard vers l’avenir et qu’il y a un groupe soudé, qui a envie d’effacer un mauvais souvenir. »

« Notre vrai niveau, on va le découvrir bientôt »

L’opération réhabilitation commence dès le 13 juin à Ouagadougou, face aux Comores, avec la première rencontre du groupe D des éliminatoires de la CAN 2017. « Les joueurs ont fait un match à Martigues (dans le Sud de la France, en mars 2014, Ndlr) face aux Comoriens en étant vice-champions d’Afrique et ils avaient été tenus en échec 1-1, rappelle Rohr. Il ne faut vraiment pas sous-estimer les Comoriens. Plusieurs d’entre eux jouent en France et sont des joueurs de qualité. Certains évoluent en première division. Cette équipe mérite mieux que son classement Fifa actuel (190e sur 209, Ndlr). Elle avait été difficilement éliminée par le Kenya lors des éliminatoires de la dernière CAN ». Aristide Bancé confirme : « C’est une bonne équipe, à ne pas négliger. Il ne faut pas en négliger une seule. On les respecte même si on va jouer à domicile. »

« Il faut gagner ce match mais aussi effacer tout ce qui n’a pas bien marché durant la CAN, conclut Rohr. Ce sera encore un nouveau visage. Notre vrai niveau, on va le découvrir bientôt ».

(1) L’équipe du Burkina Faso avait été éliminée au premier tour de la CAN 2015 avec le plus mauvais bilan du tournoi.

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