ALGERIE - FOOTBALL

Algérie: le Belge Leekens pour dompter les Fennecs

Georges Leekens, ici sur le banc de la Tunisie, le 22 janvier 2015, à Ebebiyin, lors du match de la CAN 2015 contre la Zambie.
Georges Leekens, ici sur le banc de la Tunisie, le 22 janvier 2015, à Ebebiyin, lors du match de la CAN 2015 contre la Zambie. AFP PHOTO / KHALED DESOUKI
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L’ancien sélectionneur de la Tunisie, le Belge Georges Leekens a été choisi officiellement jeudi 27 octobre par la Fédération algérienne de football pour prendre la tête des Fennecs. Le technicien aura pour mission de qualifier l’équipe pour le Mondial 2018 et de remporter la CAN 2017.

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Il n’était pas le favori, ni même parmi les plus cités, mais c’est bien le Belge Georges Leekens qui dirigera la sélection algérienne de football pour les prochains mois. Un peu plus de 15 jours après la démission surprise du Serbe Milovan Rajevac après le match nul (1-1) face au Cameroun pour la première journée des éliminatoires de la Coupe du monde, le président de la FAF (Fédération algérienne de football), Mohamed Raouraoua a donc trouvé son homme (providentiel ?).

Pendant longtemps, c’est un autre Belge, Marc Wilmots, sélectionneur des Diables rouges de 2012 à 2016, et ancien adjoint de… Leekens, qui a tenu la corde. L’ex-entraineur de Schalke a rencontré le président Raouraoua à Paris avant de décliner la proposition algérienne. Le patron de la FAF s’est ensuite tourné vers le Français Philippe Troussier, étiqueté « sorcier blanc » après ses passages en Afrique (Côte d’Ivoire, Afrique du Sud, Maroc, Nigeria, Burkina, Bénin, Tunisie). Mais le technicien français, au CV idéal pour les Fennecs, ne sera finalement pas choisi tout comme Rolland Courbis, autre piste étudiée par la FAF.

Ce n’est plus la même Algérie

Leekens ne débarque pas en terrain inconnu en s’engageant avec l’Algérie. Le Belge avait en effet dirigé les Fennecs pendant sept matches en 2003 pour un bilan mitigé de deux victoires, deux matches nuls et trois défaites. Celui, qui a quitté mercredi son poste d’entraîneur de Lokeren (D1 belge) pour relever le challenge algérien, revient à la tête d’une équipe où le pouvoir n’est pas toujours entre les mains du sélectionneur. Entre les caprices de certaines stars, l’extrême exigence des supporters et la légendaire virulence de la presse algérienne, Leekens devra être solide pour tenir la barre. A 67 ans, l’ancien sélectionneur de la Belgique s’avance vers un gros challenge, bien plus costaud que celui de la sélection tunisienne avec laquelle il a atteint les quarts de finale de la CAN 2015, et qu’il a quitté à cause de « l’insécurité dans le pays ».

Entraîneur au style de jeu peu spectaculaire, n'hésitant pas à jouer avec cinq défenseurs même à domicile avec la Tunisie, le technicien belge va-t-il s'adapter au profil offensif de l'Algérie, meilleure attaque (25 buts en 6 matches) des éliminatoires de la CAN 2017 ? Pour le journaliste Franco-algérien, Nabil Djellit, « même si le choix de Leekens et un peu un choix de circonstance, il a l'avantage déjà de parler français, et de connaître l'Algérie. Après, sur le plan tactique, il a les joueurs pour un football offensif », analyse, le collaborateur de RFI.

Déjà le Nigeria…

Georges Leekens n’aura pas le temps de gamberger puisqu’il n’aura que 15 jours pour préparer le déplacement des Fennecs au Nigeria le 12 novembre prochain pour le choc de la deuxième journée des éliminatoires du Mondial 2018. Après le match nul à domicile face au Cameroun, une défaite compromettrait la qualification de l’Algérie qui vise une troisième participation consécutive à la coupe du Monde en Russie.

L’autre gros chantier pour Leekens sera la CAN 2017 au Gabon (14 janvier-5 févier), où l’Algérie a hérité d'un groupe corsé avec la Tunisie, le Sénégal et le Zimbabwe. Troisième nation africaine au dernier classement Fifa, l’Algérie court après un sacre continental depuis sa seule CAN remportée à domicile en 1990.

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