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La tournée de Gianni Infantino en Afrique australe fait débat

Le président de la Fifa, Gianni Infantino.
Le président de la Fifa, Gianni Infantino. REUTERS/Naseem Zeitoon
Texte par : Alejandro Valente
2 mn

Le président de la Fédération internationale de football (FIFA), Gianni Infantino, conclut en ce moment une visite au Zimbabwe, où il a retrouvé de nombreux présidents de fédérations africaines, notamment ceux d’Afrique d’Australe. Une escale dans sa tournée continentale qui fait débat alors que le président de la Confédération africaine, le Camerounais Issa Hayatou, remettra son mandat en jeu le 16 mars 2017. Explications.

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La présence de Gianni Infantino et de sa Secrétaire générale, la Sénégalaise Fatma Samoura, à Harare, constitue un grand succès pour le président du Cosafa, Philip Chiyangwa, qui a bravé une injonction de la Confédération africaine de football (CAF). Deux semaines plus tôt, Hicham El Amrani, Secrétaire général de la CAF, le rappelait à l'ordre pour avoir voulu organiser une telle rencontre. Chiyangwa, avec une dose d'insolence, avait maintenu la réunion la qualifiant de fête d'anniversaire...

La colère d'Issa Hayatou et de son entourage s'explique aussi par le fait que les 14 pays du Cosafa vont soutenir l'adversaire d'Hayatou pour la présidence de la CAF, le Malgache Ahmad. D'autres pays devraient les imiter, comme le Nigeria. Hier soir, plusieurs dirigeants de fédérations africaines - une trentaine selon certains médias, une douzaine selon la CAF - avaient d’ailleurs fait le déplacement, alors qu'Infantino va poursuivre sa tournée dans cinq autres pays africains...

Une élection présidentielle plus serrée que prévue ?

Après cette soirée, la réélection d'Issa Hayatou pour un huitième mandat, qui semblait acquise il y a quelques semaines, n’est plus aussi certaine qu'on pouvait l'imaginer. Gianni Infantino veut-il sa chute ? En tout cas, un an après son élection à la tête de la FIFA, le Suisse n'a pas hésité à se rendre à cette réunion de frondeurs.

Quand on pense qu'Hayatou avait lui-même appelé à voter pour un adversaire d’Infantino – le Cheikh Salman – en février 2016, il n'est pas interdit d'imaginer que le patron du foot mondial puisse à son tour souhaiter un changement à la tête de la CAF, seule confédération encore aux mains d'un rescapé de l'ancien régime de la FIFA, celui des Joseph Blatter et Joao Havelange. Une époque où les présidents de confédération faisaient la pluie et le beau temps dans leur région. Une époque peut être bientôt révolue en Afrique aussi...

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