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Football / Coupe du monde

Mondial 2018 : Kara Mbodji, l’indispensable taulier du Sénégal

Le défenseur Kara Mbodji avant le match Pologne-Sénégal de Coupe du monde 2018.
Le défenseur Kara Mbodji avant le match Pologne-Sénégal de Coupe du monde 2018. RFI/David Kalfa
3 min

L’équipe du Sénégal débute sa Coupe du monde 2018 de football, ce 19 juin à Moscou, face à la Pologne. Pour contenir l’attaquant Robert Lewandowski, les Sénégalais espèrent pouvoir compter sur leur défenseur central Kara Mbodji. En l’espace de quelques années, cet ancien élève d’une école coranique (talibé), formé à l’académie Diambars, est devenu le colosse des « Lions de la Téranga ».

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De notre envoyé spécial à Moscou,

Kara Mbodji sera-t-il titulaire lors du premier match de Coupe du monde du Sénégal depuis seize ans ? Aliou Cissé, le sélectionneur des « Lions de la Téranga », a tenté d’entretenir le suspense au sujet de son défenseur central tout juste remis d’une blessure qui l’a tenu éloigné des terrains durant cinq mois. « Kara n’est plus blessé. Dans la mesure où il est là, c’est qu’il est apte à jouer », a éludé le coach, à la veille du match face à la Pologne (19 juin à 15h TU à Moscou).

Touché au genou en décembre, le pensionnaire d’Anderlecht (Belgique) a consacré toute son énergie au fait d’être prêt pour cette entrée en matière dans le groupe H du Mondial 2018. A la grande satisfaction d’Aliou Cissé. « C’est un garçon important, souligne-t-il. Il fait partie du groupe qui a qualifié l’équipe du Sénégal [pour le tournoi]. Il a une grande part dans notre qualification. Il a travaillé très dur pratiquement cinq mois pour être là ».

Durant cette période, Kara Mbodji a disputé une rencontre du championnat belge (Pro Ligue), le 20 mai face à son ancien club Genk, et un bout de match de préparation face à la Croatie, le 8 juin. Rien d’idéal pour un défenseur central qui aura à faire à une pointure comme Robert Lewandowski, l'avant-centre du Bayern Munich. En conférence de presse, un Aliou Cissé tout-sourire est d’ailleurs apparu un peu plus tendu lorsque le sujet a été mis sur la table.

«C’est un leader sur le terrain et en-dehors»

« Avec la présence de Kara, ce n’est pas pareil, décrypte l’attaquant sénégalais Mbaye Leye, qui a souvent affronté Mbodji en Pro Ligue. Avec sa personnalité, c’est un leader sur le terrain et en-dehors. Et ça, c’est quelque chose d’important. Une équipe comme celle du Sénégal a besoin de leaders dans chaque secteur ».

Surtout, Kara Mbodji forme peut-être la meilleure charnière centrale d’Afrique avec son ex-partenaire à Genk, Kalidou Koulibaly. « Kalidou est quelqu’un de plus stratégique, de plus réfléchi, d’un peu plus calme dans ses déplacements, explique Mbaye Leye. Mais vous avez aussi besoin d’un gueulard, de quelqu’un qui donne le ton. Kara est cette personne-là ».

Impressionnant lors de la Coupe d’Afrique des nations 2017, le stoppeur formé à Diambars a désormais l’occasion de montrer ce qu’il sait faire à l’étage supérieure. A 28 ans, celui qui a joué en Norvège (2010-2012) et en Belgique (2013-2018) est à un tournant de sa carrière. En cas de belle Coupe du monde 2018, peut-être rejoindra-t-il enfin la cohorte de Sénégalais qui évoluent en Angleterre et en France.

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