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Football / Afrique

CAN 2019: pour Ibrahima Traoré, «Il faut protéger Naby Keïta»

Le Guinéen Ibrahima Traoré (g) en duel avec le Malgache Jérôme Monbris, le 22 juin 2019.
Le Guinéen Ibrahima Traoré (g) en duel avec le Malgache Jérôme Monbris, le 22 juin 2019. Giuseppe CACACE / AFP
4 mn

Ibrahima Traoré, capitaine de la Guinée a débuté par un nul face à Madagascar (2-2) sa troisième Coupe d’Afrique des nations. Avant d’affronter le Nigeria mercredi 26 juin à Alexandrie dans le cadre de la deuxième journée, le milieu latéral du Borussia Mönchengladbach en Allemagne s’est entretenu avec RFI.

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De notre envoyé spécial à Alexandrie,

RFI : Que retenez-vous après ce nul face à Madagascar (2-2) ?

Ibrahima Traoré : On espérait prendre trois points, car nous étions clairement les favoris. Nous n’avons pas su les prendre et c’est forcément une déception pour nous. Nous avons manqué d’efficacité, nous avions l’opportunité de gagner. Nous sommes revenus sur le terrain en seconde période sans être assez concentrés et c’est une erreur. Nous avons tout de même égalisé après le 2-1 et pris l’avantage avec plusieurs occasions.

Vous allez montrer un autre visage face au Nigeria ?

OK, nous sommes déçus d’avoir commencé le tournoi ainsi, mais ce qui est fait est fait et il faut tourner la page, aller de l’avant. Sans manquer de respect à l’équipe malgache, le Nigeria est d'un autre calibre et il va falloir corriger le tir et utiliser nos qualités. C'est possible.

Lors de la première journée des éliminatoires, vous aviez battu la Côte d’Ivoire chez eux (3-2). Est-ce qu’une grande équipe n’est pas le meilleur adversaire pour se remobiliser ?

Mais on connaît le Nigeria. On les affronté plusieurs fois et on est conscient de leur qualité. Là, nous sommes dans le tournoi. Le Nigeria n’aura rien d’autre à l’esprit que d’assurer sa qualification. Ce n'est pas le même contexte. Nous pouvons et nous devons nous remobiliser.

En tant que capitaine de l’équipe, je dois dire aux autres comment se joue une CAN

C’est votre troisième CAN, qu’est-ce qui a changé pour vous ?

Lors de ma première CAN où je suis arrivé comme jeune joueur, je ne voulais me concentrer que sur le terrain. Pour la deuxième en 2015, j’avais un peu plus de responsabilités. Maintenant, en tant que capitaine de l’équipe, je dois dire aux autres comment se joue une CAN. Cette compétition est très spéciale. Même face une équipe plus faible, il faut savoir gérer les émotions. Il faut expliquer que le tournoi passe vite et que c'est important de tout donner pour ne pas avoir de regret. On a attendu quatre ans pour revenir en CAN et on ne sait pas quand on reviendra. Nous avons joué un quart de finale en 2015 contre le Ghana et avec du recul, on était passé à travers. Nous n’étions peut-être pas préparés pour jouer un tel adversaire (chose inédite, la Guinée s’était qualifié par tirage au sort). Il faut avancer.

Comment a évolué le football africain ?

Je crois que l’écart entre les nations s’est resserré. Pas mal d’équipes sont désormais décomplexées, ce qui rend la tâche plus difficile aux favoris. C’est bien de voir que le niveau s’élève.

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Vous avez un champion d’Europe dans votre équipe en la personne de Naby Keïta. Est-ce une pression supplémentaire ?

Je ne le vois pas comme ça. Il faut protéger Naby et c’est mon rôle. Oui, il a le statut de joueur exceptionnel et il est exceptionnel. Mais on doit le mettre à l’abri de toutes ces sollicitations pour qu’il reste concentré. On ne doit pas lui mettre trop de pression, car on sait qu’il est attendu. Il revient d’une blessure et il faut faire attention à la gestion que l’on a de Naby. Il faut qu’il soit serein. Mais avec un joueur de ce niveau dans notre équipe, on espère qu’il fera la différence quand il sera là.

Cette équipe peut marquer l’histoire du Syli national ?

Oui. On sent qu'il y a du potentiel et des qualités dans cette équipe. Il y a de la cohérence et de la solidarité. Nous avons des joueurs qui évoluent dans des grands clubs européens et nous avons une carte à jouer pour cette édition en Égypte.

Propos recueillis par Hugo Moissonnier et Farid Achache

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