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Entretien

Pour le Béninois Jodel Dossou, c'est «un plaisir de reprendre l’entraînement» en Autriche

L'international béninois Jodel Dossou lors du quart de finale de la CAN 2019 face au Sénégal, le 9 juillet.
L'international béninois Jodel Dossou lors du quart de finale de la CAN 2019 face au Sénégal, le 9 juillet. MOHAMED EL-SHAHED / AFP
5 mn

Jodel Dossou, international béninois, quart de finaliste de la CAN 2019, vient de reprendre l’entraînement avec le TSV Hartberg, son club en première division autrichienne. Avec la pandémie de Covid-19, les exercices sont différents mais offrent au milieu de terrain l’opportunité de « toucher à nouveau le ballon ».

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RFI : Quand avez-vous repris l’entraînement et dans quelles conditions ?

Jodel Dossou : Nous sommes à la deuxième semaine d’entraînement. Avant de reprendre, tout le monde a été testé et personne n’a contracté le Covid-19. Cela nous permet de nous entraîner dans de bonnes conditions, tout en respectant certaines mesures. Concrètement, nous nous entraînons en petits groupes de six et arrivons à des heures différentes. Le groupe A commence à 9h40 et le suivant vient 20 minutes plus tard pour éviter que nous nous croisions. Il y a donc six groupes de quatre joueurs répartis sur des ateliers différents. Nous faisons ces exercices à tour de rôle et nous terminons par un petit jeu dans un espace réduit.

Donc, aucune opposition à 11 contre 11. Est-ce difficile de bien préparer les matches dans ces conditions ?

Cela change tout ! Il n’y a pas d’opposition, il n’y a pas de réelle tactique mise en place. Nous travaillons notre technique, la précision de nos passes, les changements de direction. Nous mettons plus d’intensité dans les petits espaces. Mais ce n’est évidemment pas la même chose qu’en match. Et puis, ce qui change aussi, c’est qu’il n’y a plus de vestiaire. Je m’habille chez moi et je vais directement au stade.

Après plus d’un mois confiné, êtes-vous soulagé de rejouer au football ?

Cela fait plaisir de reprendre l’entraînement, de toucher à nouveau le ballon.
Rester plus d’un mois enfermé, ce n’était pas évident. Mais, au moins, j’ai pu profiter de ma famille.  

Savez-vous quand va reprendre la compétition en Autriche ?

Non, mais j’espère le plus vite possible car il y a des joueurs dont les contrats arrivent à expiration en juin. Moi, ce n’est pas le cas, il me reste un an, mais nous sommes tous dans l’attente.

Comment est organisé votre championnat ?

Il y a 12 équipes. Nous avons terminé la saison régulière. Il reste à jouer les play-off pour désigner le champion et les équipes qui seront qualifiées pour les coupes européennes. Cela concerne les six premiers. Avec mon club, nous avons terminés sixième, donc nous sommes en course.  

C’est votre première saison au TSV Hartberg. Tout se passe bien en Autriche ?

Je connais très bien ce pays. Je suis arrivé en 2014 et je ne l’ai plus quitté même quand je jouais avec le club suisse du FC Vaduz puisque c’était proche de la frontière. Je n’étais pas dépaysé. Et en arrivant ici, j’ai juste changé de région et me suis vite adapté. Surtout qu’il y a plus de soleil (rires).

Un mot sur votre sélection nationale, le Bénin. Vous êtes deuxième de votre groupe de qualification pour la Coupe d’Afrique des nations 2021. Les éliminatoires prennent du retard, et certains, comme Samuel Eto’o, plaident pour un report de la CAN censée débuter le 9 janvier, au Cameroun.
Qu’en pensez-vous ?

Nous ne contrôlons pas encore le virus mais si nous y parvenons, j’espère que nous reprendrons vite les compétitions africaines. Pour l’instant, nous sommes dans l’incertitude. Donc si l’épidémie perdure, c’est la santé avant tout. Dans ce cas, je préfère que la CAN soit décalée. Surtout que je ne vois pas comment nous pourrions rattraper le retard pris dans lors des éliminatoires. Il faut aussi prendre en compte les qualifications pour la Coupe du monde 2022 qui doivent débuter en octobre. L’idéal serait de repousser la CAN pour nous permettre de mieux nous préparer, car c’est difficile de s’entraîner dans ces conditions. Il va falloir encore du temps pour que tout le monde revienne à son meilleur niveau physiquement.

Avez-vous un message à faire passer à vos compatriotes béninois ?

Oui, je leur demande de prendre ce virus très au sérieux. Tous ces morts, cela fait froid dans le dos. J’aimerais que tout le monde respecte les mesures barrières pour que nous puissions, tous ensemble, mettre fin à cette épidémie qui nous frappe de plein fouet.

Que peut-on vous souhaiter ?

D’être toujours performant, d’être plus décisif, que nous puissions retrouver, tous ensemble, le plaisir de jouer au football et que tout le monde soit en bonne santé. C’est le plus important. 

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