Accéder au contenu principal

Coronavirus: où en sont les championnats nationaux en Afrique?

Les joueurs du club congolais, Tout Puissant Mazembe.
Les joueurs du club congolais, Tout Puissant Mazembe. AFP / STR
4 mn

La Confédération africaine de football a demandé aux différents pays du continent de se prononcer avant le 5 mai 2020 sur la poursuite de leurs compétitions. Dix jours après cette date, de nombreuses fédérations nationales n’ont toujours pas annoncé de décision. Plusieurs ont en revanche opté pour une annulation, un arrêt de la saison ou un report de son dénouement.

Publicité

LA SAISON EST DÉFINITIVEMENT ARRÊTÉE

Le Cameroun a décidé de tout arrêter, ce qui fait le bonheur du PWD Bamenda champion national pour la première fois de son histoire.

Au Congo-Brazzaville, l’AS Otoho a été sacrée, profitant d’un classement figé.

Au Congo-Kinshasa, même situation où c’est Mazembe qui voit son nom inscrit au palmarès.

LA SAISON EST ANNULÉE

En Angola, on a décidé dès le 30 juin de l’annulation de la Girabola. Petro atletico n’est pas sacrée champion mais représentera son pays en Ligue des champions, avec le Primeiro de Agosto.

Le Burina Faso a emboîté le pas, quelques jours plus tard. Pas de champion pour l’exercice 2019-2020.

Au Cap-Vert, les fédérations sportives se sont accordées pour annuler la saison 2019-2020.

En Éthiopie, choix radical : aucune équipe ne devrait être inscrite en coupes d’Afrique de clubs.

La Guinée a décidé de tout figer : ni montées, ni relégations.

Le Niger opte également pour une saison blanche.

Autres pays : Gambie, Liberia, Maurice

LA FIN DE SAISON EST REPORTÉE

Au Burundi, la Primus Ligue est censée reprendre fin-mai, après les élections générales. Le pays avait fait polémique en continuant à jouer alors que l’écrasante majorité des championnats africains étaient interrompus.

Au Gabon, on veut boucler la saison même si on ne sait pas encore quand.

À Madagascar, les clubs de l’élite et la Fédération sont favorables à une reprise et l’ont signalé à la CAF mais attendent les directives gouvernementales avant d’établir un calendrier.

Au Mali, on reprendra dès que les conditions seront réunies. Pas de date fixée, pour le moment.

En Mauritanie, un ambitieux « plan de sauvetage de la saison sportive 2019-2020 » a été mis sur pied avec pour objectifs de finir le championnat en septembre avant d’attaquer l’exercice 2020-2021 dès octobre.

Au Sénégal, on voit loin et on escompte reprendre la Ligue 1 en novembre.

En Tunisie, on connaît également le mois pour un retour à la compétition (à huis-clos) : août.

Autres pays : Eswatini, Sierra Leone, Soudan du Sud, Zambie

PAS ENCORE DE DÉCISIONS DÉFINITIVES

En Afrique du Sud, la Fédération (SAFA) et la Ligue (PSL) discutent encore d’une reprise, alors que des mesures strictes ont été prises dans le pays. La perspective d’attribuer le titre de champion aux Kaizer Chiefs, qui devancent les Mamelodi Sundowns au classement, si la saison s’arrête prématurément, semble diviser.

En Algérie, la Fédération et la Ligue espèrent aller au bout de la saison, même si aucune date de reprise n’a été fixée et qu’une poursuite sera soumise à l’évolution de la situation sanitaire dans le pays.

Même situation au Bénin où, toutefois, on s’oriente davantage vers une annulation si le contexte ne se prête pas prochainement à un retour du football.

En Centrafrique, la Fédération se donne jusqu’à la fin du mois pour décider. La pression est moins forte pour finir en RCA où le Championnat est déjà quasiment terminé.

En Côte d’Ivoire, dès la mi-avril, les autorités footballistiques ont penché en faveur d’un report de la fin de saison. Mais, depuis, la situation a peu évolué et la Fédération est focalisée sur l’élection de son prochain président.

À Djibouti, l’heure est à la patience. À la mi-avril, la Fédération et les dirigeants de clubs n’excluaient pas une reprise.

En Égypte, la Fédération planche sur les différents scénarios et doit se prononcer au plus tard fin-mai. Le ministre des Sports n’a pas fermé la porte à une reprise mais a prévenu que les considérations sanitaires primeraient sur le ballon rond.

Au Ghana, les discussions se poursuivent et le patron de la Fédération (GFA) a alerté sur les conséquences financières d’une annulation de la saison. La GFA a fixé le 30 juin comme date butoir pour se prononcer.

En Guinée équatoriale, les acteurs du foot se sont mis d’accord : tout dépendra de l’évolution locale de l’épidémie de coronavirus.

Au Kenya, la situation est plus complexe qu’ailleurs. Le président de la Fédération a décrété la fin prématurée du Championnat et le sacre de Gor Mahia sans l’aval de la Ligue. Les deux instances ont depuis engagé un bras-de-fer juridique.

Au Malawi, les efforts se concentrent sur une aide alimentaire aux joueurs, aux joueuses et aux officiel(le)s. Les dirigeants de la FAM espèrent néanmoins pouvoir boucler la saison, avant la fin septembre. Si tel n’était pas le cas, la saison serait annulée.

Au Maroc, le suspense est de plus en plus insoutenable pour les fans de la Botola, après désormais deux mois d’arrêt lié au Covid-19.

Au Nigeria, pas de décision définitive même si les clubs semblent plutôt favorables à une reprise.

Au Rwanda, on se donne jusqu’au 30 mai pour prendre une décision. Le monde du football souhaite achever ses compétitions mais observera les recommandations des autorités locales.

Au Togo, pas de communication concernant une éventuelle décision, pour le moment.

Autres pays : Botswana, Lesotho, Namibie, Ouganda, Soudan, Tchad, Zimbabwe

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.