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Le Camerounais Henri Bedimo prend sa retraite

Le Camerounais Henri Bedimo (à droite), en 2017.
Le Camerounais Henri Bedimo (à droite), en 2017. BORIS HORVAT / AFP
3 mn

Le Camerounais Henri Bedimo a annoncé se retraite, ce 16 juin 2020, à l’âge de 36 ans. Le latéral gauche a porté les couleurs de huit clubs français, entre 1999 et 2018, dont Lyon et Marseille.

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C’est une figure du Championnat de France (Ligue 1) et du football camerounais qui a annoncé sa retraite, ce 16 juin 2020. Henri Bedimo, 36 ans, a posté sur les réseaux sociaux : « Je ferme mon chapitre de footballeur professionnel. Je ne saurais partir sans remercier entraineurs, bénévoles, personnels et sans oublier mes chers supporters. Sans vous, je n’aurais pas été à ce niveau. J'ai été fier de défendre les couleurs de mon pays. Ce fut avec joie et honneur. Il me restera 15 années de merveilleux souvenirs. »

Deux décennies en France

Né à Douala en 1984, Henri Bedimo quitte le Cameroun en 1999 pour achever sa formation à Grenoble (GF 38). Après quatre années au GF38, le latéral gauche s’engage avec Toulouse (Téfécé) où il signe son premier contrat professionnel. Avec le Téfécé, le jeune défenseur découvre la Ligue 1.

Mais en 2006, il part en deuxième division (Ligue 2), au Havre. Une expérience en Ligue 2 qui se prolonge ensuite avec Châteauroux (2007-2010).

Le tournant de 2010

En 2010, Henri Bedimo s’engage avec le RC Lens, juste avant sa première Coupe d’Afrique des nations avec les « Lions Indomptables ». Pour la Coupe du monde en Afrique du Sud, le Lensois n’est pas toutefois pas retenu par le sélectionneur Paul Le Guen, malgré des prestations convaincantes lors de la CAN 2010.

Henri Bedimo subira une autre désillusion lors de la Coupe du monde 2014. Au Brésil, il sera relégué au rang de doublure d’un Benoît Assou-Ekotto pourtant peu impliqué dans la tanière, et ce malgré une saison étincelante avec Lyon.

Le titre de 2012

En attendant, Henri Bedimo vit des heures plus belles en clubs, même si la relégation de Lens en 2011 est un gros échec. Un échec qui lui permet cependant d’aller à Montpellier (MHSC). Un choix plus qui s'avère plus que judicieux. En effet, en 2012, le MHSC remporte son premier titre de champion de France. Le gaucher est un des grands artisans de ce sacre surprise.

La saison 2012-2013 est toutefois moins brillante et le président montpelliérain d’alors, Louis Nicollin, tacle son protégé, sur le départ : « Bedimo ? Ce n'est pas ce que j'appelle une perte. » Le Camerounais, pas rancunier, rendra hommage à son ex-patron, lors de sa mort en juin 2017.

Les Olympiques

Henri Bedimo a désormais la cote, quoiqu’il arrive. En 2013, il signe à l’Olympique lyonnais, où il va rester trois saisons. Il y retrouve la Ligue des champions, déjà disputée avec Montpellier. Avec l’arrivée du Franco-Malgache Jérémy Morel, l’arrière gauche perd néanmoins du terrain.

En 2016,  Henri Bedimo quitte alors Lyon pour un autre Olympique, celui de Marseille (OM). À l’OM, l’aventure vire à la catastrophe. Après une saison terne, le Camerounais se retrouve aux oubliettes. Le club phocéen entame même une procédure judiciaire à son encontre. Il lui reproche d’avoir monté une académie au Cameroun avec le concours de Montpellier, son ancien employeur. L’affaire se poursuivra avec un licenciement pour faute grave, en août 2018.

Deux années entre parenthèses

Depuis, la carrière d’Henri Bedimo était entre parenthèses. Fin mai, les médias français ont annoncé son arrivée au sein de l'encadrement du centre de formation du MHSC. Une reconversion pour un joueur dont la carrière internationale, elle, a pris fin durant les éliminatoires de la CAN 2017.

Au total, l’intéressé aura disputé une cinquantaine de matches avec le Cameroun entre 2009 et 2016, marquant une fois lors d’un match amical face à la RD Congo (2015).

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