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Bertrand Traoré à Aston Villa: «Je n’ai plus de temps à perdre»

Le Burkinabè Bertrand Traoré, le 23 septembre 2018, sous les couleurs de l'Olympique lyonnais.
Le Burkinabè Bertrand Traoré, le 23 septembre 2018, sous les couleurs de l'Olympique lyonnais. Emmanuel Foudrot/Reuters
Texte par : RFI Suivre
6 mn

Plus désiré à l’Olympique lyonnais, Bertrand Traoré a été transféré en Angleterre, à Aston Villa, pour plus de 18 millions d’euros. L’attaquant international burkinabè s’est confié à RFI. À 25 ans, il estime qu’il ne pouvait plus se contenter d’être sur le banc lyonnais. D’où ce besoin de « commencer une nouvelle aventure » en Premier League, un championnat qu’il a déjà connu avec Chelsea.

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Un nouveau chapitre commence pour Bertrand Traoré. Après trois saisons à l’Olympique lyonnais, le Burkinabè a quitté la France. Son transfert vers Aston Villa a été officialisé samedi 19 septembre. L’OL, qui l’avait acheté en juin 2017 à Chelsea pour 10 millions d’euros, réalise une plus-value en le cédant au club de Birmingham pour 18,4 millions d’euros, somme à laquelle quelques bonus pourraient s’ajouter dans le futur.

Quelques heures après son arrivée à Villa, l’attaquant passé par Chelsea, Vitesse Arnhem et l’Ajax Amsterdam a répondu aux questions de RFI. Pour lui, qui n’entrait plus dans les plans de Rudi Garcia et n’avait pas disputé une seule minute de jeu depuis le début de la saison, ce départ était devenu inéluctable. Désormais, place à la Premier League, qu’il retrouve avec enthousiasme, en attendant de renouer aussi avec les Étalons.

RFI : Bertrand Traoré, vous ne jouiez plus beaucoup et n'étiez plus dans les plans de l'entraîneur à Lyon. Quand avez-vous décidé de partir ?

Je l'ai dit avant de partir de Lyon : j'ai 25 ans et je n'ai plus de temps à perdre. Il n'y a plus à dire « c'est un jeune qui vient demander quelque chose ». Ce n'était pas le cas avec le coach. Soit tu entres dans les plans du coach et tu joues, soit tu n’entres pas dans ses plans et tu pars.

Vous aviez l'impression de perdre votre temps à Lyon, ces derniers temps ?

Dans le football, à 25 ans, tu n'es plus un jeune joueur. Je n'avais plus de temps à perdre en restant sur le banc. À 25 ans, je dois jouer tous les matches. À 20 ans, je jouais déjà tous les matches (il était alors prêté par Chelsea au club néerlandais de Vitesse Arnhem, ndlr). Je ne me vois pas m’asseoir sur le banc à 25 ans. 

Est-ce un regret de terminer votre aventure lyonnaise comme ça ?

Je pense qu'il est mieux de parler de mon nouveau club plutôt que de s'attarder sur ce qui s'est passé à Lyon. J'ai pris la décision de rejoindre un nouveau club, un nouveau projet, un club qui me voulait. Je suis content d'être là et de commencer une nouvelle aventure. J'ai passé trois années à Lyon, j'ai fait mon temps là-bas. Je suis content de mon passage à Lyon.

Bertrand Traoré en compagnie de son ex-coéquipier à Lyon, Houssem Aouar.
Bertrand Traoré en compagnie de son ex-coéquipier à Lyon, Houssem Aouar. REUTERS/Emmanuel Foudrot

Vous voilà de retour en Anglerre, car on se rappelle que vous avez terminé votre formation à Chelsea. L'Angleterre est un championnat qui vous convient ?

C'est un championnat renommé, parmi les meilleurs du monde. C'est excitant de revenir ici. J'ai joué avec Chelsea, ça me fait plaisir de revenir dans ce championnat. Comme joueur, j'aime prendre du plaisir. Je vais recommencer à en prendre en Premier League.

Aston Villa jouait le maintien l'an dernier. Est-ce une équipe pour vous relancer, avec une garantie d'être titulaire ?

Le projet m'a plu. Ils sont entrés en contact avec moi et m'ont proposé un bon projet. Le but est de venir jouer, de faire des bonnes choses et d'aider l'équipe à se maintenir en Premier League.

Beaucoup d'internationaux africains s'épanouissent dans le championnat  anglais (Mohamed Salah, Sadio Mané, Pierre-Emerick Aubameyang…). Sont-ils des modèles de réussite pour vous ?

Ce n'est pas parce que d'autres réussissent que je réussirai. J'y suis déjà passé auparavant (10 apparitions et 2 buts inscrits avec les Blues de Chelsea, en 2015-2016, entre ses prêts à Arnhem et à Amsterdam, ndlr). Le football est un sport collectif mais aussi individuel, surtout en termes de performances. C'est à moi de faire les choses bien, de bien travailler.

Le Burkinabè Bertrand Traoré durant la CAN 2017.
Le Burkinabè Bertrand Traoré durant la CAN 2017. RFI / Pierre René-Worms

Les Étalons seront de retour en octobre, contre Madagascar, presque un an après leur dernière apparition. Est-ce un objectif pour vous de devenir l'un des leaders de cette équipe ?

Je suis déjà un leader de cette équipe. Je ne suis plus un espoir du pays. Voilà neuf ans que je joue en équipe nationale. J'en suis considéré comme un leader et j'assume ce costume. Je suis content, car cela fait plus d'un an que je n'ai pas joué un match officiel avec le Burkina Faso. La dernière fois, j'étais un peu blessé. Même si ça ne sera qu'un match amical, ça me fera plaisir de porter à nouveau ce maillot et de voir mes coéquipiers de la sélection.

Ça fait longtemps que je donne le maximum en sélection. J'essaye d'être le plus décisif possible. Je l'ai été, d'ailleurs. Pour moi, le statut ne change pas en sélection. C'est surtout l'image de la sélection qui change, avec beaucoup de jeunes joueurs de 18-20 ans qui arrivent et qui vont beaucoup plus jouer. Avant, il y avait des têtes connues comme Jonathan Pitroipa, Aristide Bancé, Bakary Koné (actuellement sans club, ndlr)... Il y a une nouvelle génération à apporter, et on va le faire ensemble. Ce n'est pas à une personne d'endosser ce costume, bien que j'assume mon rôle de leader dans cette équipe.

Propos recueillis pour RFI par Martin Guez.

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