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La Camerounaise Marie Aurelle Awona à la relance à Reims

La Camerounaise Marie Aurelle Awona.
La Camerounaise Marie Aurelle Awona. JC Sikorsinski / SDR
5 mn

Marie Aurelle Awona effectue son retour en Championnat de France, ce 25 septembre 2020 face au PSG, après une courte expérience de six mois à Madrid très perturbée par la pandémie de Covid-19. La défenseure de 27 ans compte bien repartir de l’avant cette saison avec le Stade de Reims et avec la sélection du Cameroun.

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« Le maintien » avec le Stade de Reims en première division du Championnat de France féminin et « aller à Tokyo » avec le Cameroun. Pour la saison 2020-2021, Marie Aurelle Awona s’est fixée des objectifs réalistes mais cruciaux.

À 27 ans, la défenseure compte bien vivre un meilleur exercice que le précédent, marqué par un semi-échec en qualifications africaines pour les Jeux olympiques et par une première expérience de six mois à l’étranger perturbée par la pandémie de Covid-19. « Je suis contente d’être de retour en France, indique celle qui a évolué de janvier à juin au Madrid CFF. Surtout que j’ai ma famille qui n’est pas très loin de Reims. Mon passage en Espagne, c’était bien. Mais j’avais aussi eu des difficultés à cause de la langue parce que je ne parlais pas un mot d’espagnol. Et puis arriver en cours de saison, ce n’était pas évident pour moi non plus ».

Débarquée de Dijon en début d’année, la Camerounaise a à peine eu le temps de disputer une poignée de rencontres dans le championnat espagnol (Primera Iberdrola), dont un cinglant revers face au FC Barcelone, avant que le nouveau coronavirus s’en mêle. « Le Madrid CFF est un très bon club. Et ses infrastructures étaient bonnes », se souvient toutefois celle qui décrit un foot au féminin en Espagne moins tourné vers le physique qu’en France.

« Le projet de Reims m’intéressait »

Si elle ne regrette pas cette courte et étrange expérience, Marie Aurelle Awona avait besoin de retrouver certains repères, cette saison. « J’avais pas mal d’autres propositions, explique-t-elle. Mais la plupart des autres clubs étaient assez loin de Paris. Alors que là, je suis à 40 minutes de mes proches. Ça a pesé dans la balance. Et puis, évidemment, le projet de Reims m’intéressait. C’est pour cela que j’ai fait ce choix-là ».

La Lionne indomptable ne voit toutefois pas sa formation (et d’autres) batailler au classement avec les ténors de la Division 1 (D1 Arkema), notamment le Paris Saint-Germain (PSG) et surtout l’Olympique lyonnais (OL). « Ce serait assez difficile, concède-t-elle. Lyon et Paris sont des grands clubs difficiles à concurrencer. Mais, avec le temps, je vois que d’autres clubs peuvent "rivaliser". Il y a encore 4-5 ans, Lyon mettait des 10-0, des 11-0, aux autres équipes. Et maintenant, c’est totalement différent ».

Autre point rassurant, la D1 Arkema semble logée à la même enseigne que le Championnat de France masculin lorsqu’une crise comme celle du Covid-19 éclate. Marie Aurelle Awona n’a en effet pas oublié qu’en Espagne, la Liga masculine a repris en juin alors que la Primera Iberdrola a été priée, elle, de s’arrêter. « Quand même ! Je me suis dit qu’on pratique le même sport. Donc, pourquoi arrêter pour les filles et pas pour les garçons ? Soit tout le monde arrête, soit tout le monde continue à jouer », lâche-t-elle.

« Il ne manque que les JO dans ma carrière internationale »

Une déception qu’elle a également vécu avec son équipe nationale, la Coupe d’Afrique des nations féminine 2020 ayant été purement et simplement annulée. « Je ne m’y attendais pas du tout, jure Marie Aurelle Awona. Je pensais que ça allait être reporté, à la limite, et non pas être annulé. Pour les garçons, la CAN a été reportée donc pourquoi pas pour les filles également ? »

Heureusement, il reste la perspective de se qualifier pour des Jeux olympiques qui ont été reportés à l’été 2021 à cause du coronavirus. Les Camerounaises ont été sorties par les Zambiennes lors de l’ultime tour des éliminatoires africaines. Mais elles auront droit à une seconde chance, lors d’un double barrage intercontinental face aux Chiliennes, prévu en février prochain. « J’y pense énormément parce qu’il ne manque que les JO dans ma carrière internationale, puisque j’ai déjà disputé la Coupe du monde et la CAN. J’aimerais donc faire les Jeux avec le Cameroun », conclut celle qui reste sur un huitième de finale au Mondial 2019.

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