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Entretien

Lassina Traoré: «Ma performance est entrée dans l’histoire de l’Ajax»

Le Burkinabè Lassina Traoré, en février 2020.
Le Burkinabè Lassina Traoré, en février 2020. JAVIER SORIANO / AFP
Texte par : Martin Guez
4 mn

Lassina Traoré est entré dans l’histoire de l’Ajax Amsterdam ce 24 octobre 2020 en marquant 5 buts et en délivrant 3 passes décisives lors d’une victoire 13-0 face au VVV Venlo, en Championnat des Pays-Bas. Au lendemain de cette incroyable performance, l’attaquant burkinabè de 19 ans était encore sur son petit nuage, comme il l’a confié à Mondial Sports.

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RFI : Lassina Traoré, vous êtes un très jeune joueur de 19 ans mais on entend déjà beaucoup parler de vous. Ce 24 octobre 2020, vous avez littéralement explosé aux yeux du monde du football. Êtes-vous encore sur un petit nuage, au lendemain de votre performance ?

Lassina Traoré : Oui. J’ai reçu beaucoup de messages de la part de mes amis et de la part de personnes du monde du football. Ça fait évidemment plaisir ! […] J’ai l’habitude de marquer des buts mais ce qui s’est passé hier est vraiment exceptionnel. C’est rentré dans l’histoire de l’Ajax. C’est quelque chose de tout nouveau pour moi.

Vous êtes le premier joueur de l’Ajax à marquer au moins cinq buts lors d’un match du Championnat des Pays-Bas depuis Marco van Basten en 1985. Vous n’étiez même pas né. Qu’est-ce que ça vous fait de voir votre nom associé à celui d'une telle légende ?

J’étais hyper étonné après le match. On m’a informé de cette performance. C’était extrêmement émouvant. […] Je ne l’ai jamais vu jouer. Mais j’ai vu des vidéos et on parle souvent de lui dans les vestiaires. Donc, j’ai un peu une idée de sa personne.

En plus de vos cinq buts, vous avez délivré trois passes décisives. Quel type d’attaquant êtes-vous ? Plutôt un pur buteur ? Ou un joueur capable de tout faire ?

Je suis un peu passeur parce que j’aime bien décrocher. Parce que quand tu es isolé en attaque, c’est un peu compliqué de toucher le ballon. Donc, tu es obligé de décrocher pour combiner. C’est une de mes forces. Je l’utilise bien, pour le moment.

Pouvez-vous nous raconter comment vous avez débuté le football à Bobo-Dioulasso, avant d’intégrer le centre de formation du Rahimo FC ?

Tout d’abord, j’accompagnais ma maman au terrain de football parce qu’elle était joueuse professionnelle. Elle était capitaine de l’équipe nationale féminine. Mon père aussi a été joueur mais je ne l’ai pas vu jouer. J’avais donc l’amour du ballon, dès le départ. Je suis né avec. Après, j’ai commencé à jouer au foot dans mon quartier, à l’école… Heureusement, grâce à Dieu, j’ai rencontré mon tonton, Rahim [Ouedraogo, le fondateur du Rahimo FC, Ndlr]. Il m’a pris dans son centre de formation. Aujourd’hui, le foot est devenu une profession.

En fait, vous avez toujours eu du talent ?

Oui, dès tout petit, j’étais doué en football. J’étais capitaine et le meilleur buteur à chaque fois, au sein de ma génération. J’essayais toujours de marquer le maximum de buts. Un jour, j’en ai même marqué 11 sur les 22 de mon équipe !

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