Jeux olympiques: les Camerounaises visent le dernier billet pour Tokyo

L'attaquante camerounaise Ajara Nchout après la victoire contre la Nouvelle-Zélande en Coupe du monde, le 20 juin 2019, à Montpellier.
L'attaquante camerounaise Ajara Nchout après la victoire contre la Nouvelle-Zélande en Coupe du monde, le 20 juin 2019, à Montpellier. FIFA via Getty Images - Naomi Baker - FIFA

L’équipe féminine du Cameroun affronte celle du Chili, les 10 et 13 avril 2021 à Antalya (Turquie), durant un barrage intercontinental qualificatif pour les Jeux olympiques. Les Camerounaises tenteront de décrocher l’ultime billet pour les tournois de football de Tokyo.

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Le 10 mars 2020, les footballeuses camerounaises tombaient de haut. Les Lionnes Indomptables s’inclinaient 2-1 à Lusaka, au dernier tour des qualifications pour les Jeux de Tokyo. Elles laissaient ainsi aux Zambiennes l’unique billet direct réservé à l’Afrique pour le tournoi féminin olympique.

Ajara Nchout et ses partenaires n’avaient toutefois pas tout perdu. Elles avaient le droit à une séance de rattrapage avec un barrage intercontinental face aux Chiliennes, prévu le 9 avril (match aller), puis (match retour) le 15 avril… 2020.

Un an plus tard, et après plusieurs reports liés à la pandémie de Covid, nous y voilà. Les Africaines et les Sud-Américaines vont s’affronter, mais à Antalya, en Turquie, toujours pour des considérations sanitaires.

« Nous savons que ce ne sera pas un match facile, assure l’attaquante Gabrielle Onguéné. Pas parce que nous avons peur de l’adversaire, mais juste parce que nous les respectons. Si elles sont arrivées à ce barrage, c’est qu’elles ont abattu du travail ».

Un statut à défendre

L’attaquante-vedette Ajara Nchout abonde : « Nous sommes conscientes des matches que nous allons jouer contre les Chiliennes. Ce sont de grands matches et nous savons qu’il s’agit de notre dernière chance d’aller à Tokyo. »

Alain Djeumfa, le sélectionneur du Cameroun féminin, a multiplié les stages de préparation, ces derniers mois. Il a tenté de créer une symbiose entre l’ancienne garde, qui a disputé les Jeux olympiques 2012 et les Coupes du monde 2015 et 2019, et la nouvelle génération. Mais le technicien a dû également insister sur un autre aspect. « Il faut mettre aussi l’accent sur la préparation mentale des filles, parce qu’elles doivent se rappeler que c’est une phase très importante dans leur carrière et surtout pour le football féminin camerounais ainsi que pour le football camerounais plus généralement », souligne-t-il.

De fait, les Camerounaises ont un statut à faire valoir, elles qui ont été de toutes les grandes compétitions – hormis les Jeux olympiques 2016 – depuis une décennie. Le 13 avril, elles peuvent devenir les dernières – juste après les Chinoises ou les Sud-Coréennes – à valider leur billet pour Tokyo. Puis, le 21 avril, la Fédération internationale de football procèdera aux tirages au sort pour les tournois olympiques.

Propos recueillis par Étienne Arthur Deffo,

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