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Revue de presse Afrique

A la Une : la fièvre à 48 heures de la Coupe du Monde

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Plus que deux jours avant le coup d’envoi du Mondial et c’est déjà la frénésie, notamment dans les pays dont les équipes nationales seront de la fête. Exemple : l’Algérie. « Il suffit de tendre l’oreille et d’aiguiser l’œil pour voir que le Mondial est déjà sur toutes les lèvres, s’exclame El Watan. Dans les cafés, dans les discussions de quartier, au bureau, dans les gares et les aéroports, ça ne parle que de ça à longueur de journée. (…) La couleur est annoncée, constate le quotidien algérien, la mayonnaise prend, monte, l’ambiance chauffe et va crescendo, la presse sportive s’arrache, les supporters s’organisent, les premiers départs vers l’Afrique du Sud prennent leur envol. Bref, les Algériens sont en plein dans le Mondial. Et l’événement planétaire s’insinue de jour en jour, d’heure en heure un peu plus, dans notre quotidien par le truchement de mille et un détails jusqu’à devenir une hantise collective. »

Les Eléphants de Côte d’Ivoire arrivent ce mercredi en Afrique du Sud. Et ils sont gonflés à bloc, comme le constate Notre Voie « avec l’expérience qu’ils ont acquise au haut niveau européen dans leurs clubs respectifs, ils ne nourrissent plus aucun complexe face à des joueurs qu’ils avaient trop admirés à l’époque pour les inquiéter sur le rectangle vert. Il leur appartient dorénavant de montrer au monde entier qu’ils sont loin d’être de simples faire valoir. (…) La Côte d’Ivoire qui est à sa deuxième présence consécutive à un Mondial veut jouer à fond ses cartes, affirme Notre Voie. Le fait de croiser le Brésil, le Portugal et la Corée du Nord au premier tour de l’épreuve ne donne pas de soucis particuliers aux Eléphants dont la plupart ont mûri.»

L’Afrique a-t-elle une chance ?

Alors, « l’heure de gloire a-t-elle sonné (pour l’Afrique) ? », se demande Le Nouveau Réveil, toujours en Côte d’Ivoire. « Au regard de leur niveau, les équipes africaines ne sont guère pronostiquées au deuxième tour, remarque le journal. Pourtant, il y en a une ou deux susceptibles, avec une bonne carburation, d'aller loin dans la compétition. » Le Nouveau Réveil ne cite pas les Eléphants, peut-être par courtoisie, et pointe quatre équipes : « l'Afrique du Sud qui est, écrit-il, sur la pente ascendante, restant invaincue sur ses 12 derniers matches et qui semble atteindre son pic de forme au meilleur moment. » On attend par ailleurs, poursuit le quotidien ivoirien, « le réveil de deux géants endormis, le Cameroun et le Nigeria. » Et puis, il y a l’Algérie, un « compétiteur déterminé et plein de sang-froid », remarque le journal.

Enfin, il y en a en Afrique que la Coupe du monde ennuie, voire même dérange… « Mondial 2010 : la détresse des femmes à Ouaga », titre le site d’information burkinabé Fasozine. Fasozine qui est allé interroger plusieurs de ces dames : « Non, vraiment on n’aime pas l’histoire de la Coupe du Monde là, affirme Patricia, citée par Fasozine. A cause de ça, poursuit-elle, on ne peut pas suivre nos feuilletons. Et ce qui est plus grave, c’est que les gars aiment ça. Et à ces moments, ils n’ont plus de temps pour nous. »
Voilà, messieurs, vous êtes prévenus. Le foot, oui, mais n’oubliez pas l’essentiel…

La vérité… rien que la vérité !

La RDC, à présent… Plusieurs journaux réclament plus de transparence dans l’enquête sur la mort de Floribert Chebeya. « Transparence », c’est le titre de l’éditorial du Potentiel. « Le procureur général de la République a tenu à éclairer l’opinion, remarque le journal. (…) Mais là où le bât blesse, c’est lorsque d’emblée il avertit qu’il est astreint 'au devoir de réserve'. (…) Au moment où les agences de presse étrangères paraissent disposer de plusieurs informations, le procureur n’a pas voulu 'favoriser le commérage' (…). Mais, relève Le Potentiel, l’opinion a besoin d’être servie par la voix officielle. (…) Sous d’autres cieux, les enquêteurs ne se gênent pas de s’encombrer de la présence des médias. Et à chaque étape, des comptes-rendus sont faits dans la presse afin d’éviter que la désinformation ne prenne le dessus. (…) Il faut des réponses à des questions essentielles : qui mène l’enquête ? La police ? Le parquet ? (…) La transparence souhaitée par l’opinion nationale et internationale exige que cette affaire soit menée différemment. »

PourL’Observateur, autre quotidien congolais, « cette affaire n'aura de dénouement satisfaisant que si la République joue franc jeu de bout en bout. (…) Si nous acceptons de collaborer avec tous ceux qui se disposent à nous aider pour tirer cette horrible affaire au clair, poursuit le journal, nous aurons déjà fait un petit pas significatif dans la manière de nous sortir de ce bourbier (…). De cette affaire qui étrangle la République à la gorge, va-t-on s’en sortir ? », s’interroge L’Observateur. « La réponse est naturellement, oui, affirme-t-il. Ce qui ne l'est pas c’est le délai, et la manière dont nous allons nous en sortir. Il n’y a pas trente six chemins pour y arriver. Il y en a qu'un seul, celui de la vérité, qui conduit à la vérité. S’il y a des responsabilités à assumer, la République se doit de les assumer sans la moindre hésitation. »

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