Algérie

Attentat suicide dans l'est algérien

L'attentat perpétré à 60 km à l'est d'Alger, dans la commune d'Ammal, visait une unité d'intervention de la gendarmerie nationale.
L'attentat perpétré à 60 km à l'est d'Alger, dans la commune d'Ammal, visait une unité d'intervention de la gendarmerie nationale. Louafi Larbi/Reuters

En Algérie, le terrorisme et le contre terrorisme ont fait quinze morts et plusieurs blessés durant ces derniers jours. Ce pic de violence est toujours localisé dans la région montagneuse de Kabylie où des groupes de l’ex-GSPC s'activent épisodiquement.

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Le GSPC, Groupe salafiste pour la prédication et le combat qui opère sous le label d’al-Qaïda au Maghreb a ciblé, dans la nuit de jeudi 10 au vendredi 11 juin 2010, un casernement de gendarmes, à proximité d’un axe routier, entre les villes de Boumerdès et Bouira, à l’est de la capitale, Alger. Il s’y est attaqué en se servant d’un véhicule piégé conduit par un kamikaze.

Des voyageurs rapportent avoir constaté qu’une partie des locaux ont été détruits. Selon un bilan non confirmé officiellement, cet acte terroriste a provoqué la mort de deux gendarmes, et de deux civils, dont un ressortissant chinois, auxquels s’ajoute une vingtaine de blessés. Trois terroristes ont péri dont le conducteur du véhicule piégé.

Le dernier attentat de ce type, en Kabylie, remonte à plusieurs mois. Il survient alors que l’armée vient d’entreprendre un nouveau ratissage de la forêt de Mizrana, plus au Nord, vers Tizi Ouzou. Il s’est notamment soldé par l’élimination de sept terroristes, et la mort d’un militaire, selon un bilan de presse.

Malgré cela, les observateurs jugent que l’intensité de la violence a nettement baissé.
 

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