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Nigeria: Goodluck Jonathan promet des élections libres pour 2011

Un poster dans la région du Delta du Niger, à Oloibiri, où la population espère que Goodluck Jonathan  pourra être candidat à sa succession.
Un poster dans la région du Delta du Niger, à Oloibiri, où la population espère que Goodluck Jonathan pourra être candidat à sa succession. Akintunde Akinleye/Reuters

Le président du Nigeria, Goodluck Jonathan, a réaffirmé, dimanche soir 20 juin, à la télévision nationale son engagement à organiser des élections crédibles et transparentes l'année prochaine. Il a cependant soigneusement évité de dire s'il participera ou non à cette présidentielle, alors que les tractations actuelles au sein du parti n'ont pas encore clairement défini le profil de celui qui sera candidat. Une telle sortie, en même temps qu'elle rassure, suscite de nombreuses questions.

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Goodluck Jonathan tient avant tout à rassurer les Nigérians sur la tenue d'élections libres, justes et transparentes en 2011.

En ne se prononcant pas sur sa candidature ou non, il laisse encore planer le doute et renforce la thèse selon laquelle sa désignation comme représentant du parti ne fait pas encore l'unanimite au sein du PDP, un parti en proie à des contradictions internes depuis le décès du président Umaru yar'Adua et la succession de Goodluck Jonathan. Gagner du temps pour affiner les positions semble donc être la posture de l'actuel occupant de la villa Aso Rock d'Abuja.

2011, échéance majeure pour Goodluck Jonathan

Cette sortie médiatique du président intervient la veille de l'ouverture d'un procès capital, celui de l'ancien président du parti, Vincent Ogbulafor, contraint de démissionner pour défendre un vieux dossier de fraude et de corruption du temps où il était encore ministre, sous le président Olusegun Obasanjo en 2001.

La présidentielle de 2011 reste dans tous les cas une échéance majeure pour Goodluck Jonathan. Soit il la conduit avec succès, en arbitre neutre sans se présenter et cela renforcerait son aura politique pour une éventuelle prochaine élection. Soit il se présente, au mépris de la formule de partage du pouvoir par zone géopolitique, et il se prêterait alors à un bras de fer qui ne lui serait sans doute pas favorable, en raison des mouvements antagonistes actuels au sein du PDP.

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