Guinée/Election présidentielle

Inquiétudes et enthousiasme avant l’élection présidentielle en Guinée

«La carte d'électeur : votre permis de voter» peut-on lire sur un panneau publicitaire à Conakry.
«La carte d'électeur : votre permis de voter» peut-on lire sur un panneau publicitaire à Conakry. Reuters/Luc Gnago

A quelques jours de l'élection présidentielle en Guinée, une course contre la montre est engagée par les autorités. Pour régler les derniers détails du premier scrutin libre et indépendant dans l'histoire du pays, chacun anticipe des couacs et des problèmes le jour du vote, tant les difficultés sont nombreuses dans l'acheminement et la distribution des cartes d'électeurs. Beaucoup d'inquiétude donc, mais aussi beaucoup d'enthousiasme.

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Le Guinéens sont enthousiastes. Jamais une élection n’a soulevé autant de passions. Un intérêt que les autorités, en particulier la CENI, la Commission électorale ne doivent pas décevoir. Elle a donc engagé une course contre la montre pour que tout soit prêt dimanche 27 juin.

Mais les opérations de distribution des cartes d’électeurs a pris du retard, comme l’a constaté Aziz Diop, le secrétaire exécutif des Organisations de la sociétés civile : « Dans certains quartiers, il a été constaté que des badauds se sont emparés des cartes d’électeurs, que des chefs de quartiers ont fait de la rétention de cartes d’électeurs par rapport à certaines ethnies, et tout cela a été corrigé par un communiqué de la CENI. Et nous nous sommes investis sur le terrain pour sensibiliser, pour que chacun puisse aller retirer tranquillement sa carte électorale ».

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Chacun sait que ce vote ne sera pas parfait, faute de temps et faute d’organisation. Reste à espérer que les candidats ne profiteront pas des difficultés que tout le monde anticipe pour contester les résultats du premier tour. C’est le souhait de Mamadi kaba qui dirige la Raddho Guinée, ( Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme) :  « Nous pensons que les partis politiques feront preuve de responsabilité, et qu’ils appelleront leurs militants à ne pas user de la violence pour régler leurs préoccupations et que les partis ne laisseront pas les militants eux-mêmes régler leurs propres mécontentements ».

En attendant, la CENI devrait autoriser ceux qui n’ont pas reçu leurs cartes d’électeurs à aller voter avec le simple récépissé.

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