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Guinée

Présidentielle en Guinée : les résultats attendus ce vendredi

Ben Sekou Sylla, président de la commission électorale en Guinée.
Ben Sekou Sylla, président de la commission électorale en Guinée. Reuters /Luc Gnago
Texte par : RFI Suivre
5 mn

En Guinée, la Cour suprême a accordé 48 heures supplémentaires à la Commission électorale pour publier les résultats provisoires de la présidentielle de dimanche, initialement attendus mercredi 30 juin. L'annonce de ce report n'a pas vraiment suscité de surprise à Conakry, mais elle alimente les suspicions croissantes et le climat d'impatience. Ces derniers jours, 21 des 24 partis engagés dans la course, ont multiplié les accusations de fraudes et de bourrages d'urnes ici ou là. Des accusations balayées par la commission électorale qui les qualifie de « rumeurs infondées ».

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Avec notre envoyé spécial à Conakry, Olivier Rogez

Dossier spécial présidentielle en Guinée

La Commission électorale invoque des problèmes de logistique, d’organisation et d’ordre sécuritaire, pour expliquer ce report sans expliquer beaucoup plus. On sait que dans certaines régions, les opérations de dépouillement et de compilation des résultats ont été assez lentes.

Par ailleurs, la Ceni rencontre des difficultés pour acheminer dans la capitale les procès-verbaux de ces démembrements et ce malgré l’hélicoptère mis à disposition par l’armée. Le report intervient sur fond de polémique entre la Ceni et 21 des 24 candidats à la présidentielle qui l’accuse de fraudes et d’irrégularités.                                                 

Reportage en Guinée sur l'état d'esprit des habitants de Kankan

Le président de la Ceni Ben Sékou Sylla est aussi critiqué par le Mataf, le ministère de l’Administration du territoire et le CNC, le Conseil national de la communication qui, selon nos sources, lui reprochent une certaine opacité dans la gestion du processus électoral.

Face à la fronde contre sa gestion, Ben Sékou Sylla a tenté de calmer les esprits en rencontrant les états-majors des candidats. Mais la méfiance reste de mise dans la classe politique et certains candidats ont du lancer des mots d’ordre de calme à leurs militants passablement agités.

Preuve que l’ambiance est électrique. Mercredi, le centre ville de la capitale Conakry s’est brutalement vidé de sa population pensant que les résultats seraient annoncés dans la journée, les habitants redoutant les violences, ont préféré rentrer chez eux.

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