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France / Sahel / Terrorisme

Mobilisation en France au plus haut niveau contre AQMI au Sahel

Nicolas Sarkozy a condamné l’exécution de Michel Germaneau qu’il a qualifiée d’ « acte barbare et odieux ». Le chef de l'Etat après le premier conseil Sécurité et Défense, le 26 juillet 2010.
Nicolas Sarkozy a condamné l’exécution de Michel Germaneau qu’il a qualifiée d’ « acte barbare et odieux ». Le chef de l'Etat après le premier conseil Sécurité et Défense, le 26 juillet 2010. Reuters / Philippe Wojazer
Texte par : RFI Suivre
5 mn

Un nouveau conseil de Sécurité et de Défense s'est tenu vendredi 30 juillet 2010 en fin de journée à l'Elysée autour de Nicolas Sarkozy, consacré à la situation au Sahel après l'annonce de l'exécution de l'otage français Michel Germaneau, a-t-on appris de source proche du gouvernement. La réunion a rassemblé, autour du chef de l'Etat, le Premier ministre François Fillon et les ministres Brice Hortefeux (Intérieur), Bernard Kouchner (Affaires étrangères) et Hervé Morin (Défense).

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Deux conseils de Sécurité et de Défense en l'espace d'une semaine, c'est le signe que la situation au Sahel suscite toute l'attention de l'Elysée. Lundi, Nicolas Sarkozy avait promis des représailles après l'annonce de l'exécution de l'otage français Michel Germaneau. «La France est en guerre contre al-Qaïda» reconnaissait plus tard le Premier ministre François Fillon.

Mais de retour de sa tournée, en Mauritanie, au Mali et au Niger, le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner précise que la priorité est le renforcement des «défenses de la France, la protection des ambassades, des centres culturels et des lycées français», et les autorités françaises appellent une nouvelle fois à éviter tout déplacement dans la zone sahélienne.

Sur d'éventuelles opérations en cours dans la région, rien ne filtre. «Nos soldats ne vont pas sauter dans le désert avec des parachutes bleu-blanc-rouge» ironise le ministre des Affaires étrangères dans les colonnes du quotidien français Le Parisien. Une source au Quai d'Orsay rappelait vendredi que c'est au «nord du Mali» que se trouvait l'essentiel des bases logistiques et des caches utilisées par les cellules d'AQMI. Dans la lutte anti-terroriste tout est affaire de patience et de discrétion.

Renforcement des mesures de sécurité en Mauritanie

« Mon message est celui d’une indispensable prudence » indiquait lundi dernier Bernard Kouchner à Nouakchott. Sur le site du ministère français des Affaires étrangères, la Mauritanie est depuis plusieurs années en orange (la plus grande vigilance demandée) et en rouge (région formellement déconseillée). Depuis l’assassinat de quatre Français à Aleg en 2007, les mesures de sécurité préconisées étaient déjà strictes : varier horaires et itinéraires de déplacement, ne pas circuler la nuit, ne pas voyager seul ou en couple ou encore éviter les quartiers périphériques de Nouakchott. Des consignes très relativement respectées dans les faits.

Les enlèvements de cinq Européens, fin 2009, les ont remises au premier plan avec de nouvelles recommandations comme de prévenir la police de l’ambassade de ses déplacements ou de ne pas circuler à pied en ville.

Avec l’assassinat de Michel Germaneau, les mesures sont encore montées d’un cran : le Centre culturel français a été fermé une semaine avant la date prévue, certains volontaires dépendants du quai d’Orsay qui travaillent dans les administrations, les entreprises ou la coopération ont été rapatriés sur Nouakchott comme ceux des villes d’Ayoun, Kiffa ou Atar. D’autres, à Kaedi, Bogué ou Sélibabi par exemple, ont reçu l’interdiction d’effectuer des missions de terrain et de sortir le soir. Ceux qui avaient des vacances prévues dans les 15 jours ont été encouragés à les prendre immédiatement.

Enfin, sauf impératif, les déplacements à l’intérieur du pays sont désormais proscrits. Un groupe qui voulait voyager dans l’Adrar cette fin de semaine a dû annuler après s’être entendu répondre par les autorités « non ce n’est vraiment pas le moment ».
 

 

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