Soudan

Les négociations autour du référendum sur le Sud-Soudan avancent lentement

Yasser Armane, secrétaire général adjoint du SPLM (Mouvement de libération du peuple du Soudan) à Khartoum, le 12 décembre 2007.
Yasser Armane, secrétaire général adjoint du SPLM (Mouvement de libération du peuple du Soudan) à Khartoum, le 12 décembre 2007. Photo: Isam Al-Haj / AFP

Les négociations ont repris au Soudan entre des représentants du Nord et du Sud du pays afin de préparer l'après-référendum d'autodétermination du 9 janvier 2011. Un premier round de négociations entre le SPLM, les ex-rebelles sudistes, et le NCP, le parti au pouvoir à Khartoum, avait eu lieu il y a un mois, à Juba, capitale du Sud-Soudan. Une seconde  rencontre entre les deux parties s’est déroulée la semaine dernière au Caire, en Egypte. Cette fois, les protagonistes sont à Khartoum même. Citoyenneté, sécurité, partage des richesses, font partie des thèmes, pour le moins épineux , à aborder.

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Le dialogue n’avance pas entre le NCP (Parti du Congrès national) et le SPLM, (Mouvement de libération du peuple du Soudan) les sujets qui fâchent ne sont pas prêts d’être abordés. Les deux parties essaient pour l’instant de s’entendre sur la façon de mener le dialogue. Le tout, dans un climat de méfiance.Yasser Armane, secrétaire général adjoint du SPLM témoigne des difficultés de cette étape.

« Nous n’en sommes qu’aux discussions de procédure, et personne ne sait quand nous en aurons fini. Le NCP est très lent, or il y a beaucoup de problèmes à évoquer. Les questions de la frontière, du pétrole, de la citoyenneté, de la sécurité… explique-t-il. Nous avons besoin d’une nouvelle offre constitutionnelle, au cas où le Sud se sépare du Nord. Nous devons prévoir comment vivre ensemble car il y a une vie après le référendum. Le temps presse, or tout le problème vient de la volonté politique. Il y a beaucoup de doute sur la volonté du pouvoir, donc nous attendons de voir. »

Le 12 août, la polémique autour de la date du référendum s’est invitée dans le débat. Le vote est organisé par une commission, organe mis en place avec quasi-six mois de retard. Pagan Amum, secrétaire général du SPLM, a parlé d’un organe paralysé. L’enregistrement des électeurs n’a pas encore commencé. Ce processus fastidieux doit durer plusieurs semaines alors que le calendrier prévoit une liste électorale complète pour le 9 octobre prochain. En cas de report, la déception sera si grande au Sud, que « personne ne pourra contrôler la situation », a menacé Pagan Amum.
 

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