Somalie

A Mogadiscio, les violents combats se poursuivent entre islamistes et forces gouvernementales

Une rue de Mogadiscio en Somalie, le 25 août 2010.
Une rue de Mogadiscio en Somalie, le 25 août 2010. Reuters/Feisal Omar

De violents combats se sont poursuivis ce mercredi 25 août 2010, au troisième jour d'une vaste offensive des insurgés islamistes shebab contre les forces gouvernementales somaliennes et les troupes de l'Union africaine. Ces affrontements ont déjà a coûté la vie à au moins 65 civils depuis lundi dernier.

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C'est à nouveau le bruit des armes automatiques qui a réveillé la capitale somalienne, après des échanges de tirs d'artillerie qui ont duré toute la nuit. Les civils tués ce mercredi matin, au moins six, sont tous les victimes d'obus de mortiers tombés sur leurs habitations. Des obus qui ont blessé 18 autres personnes qui ont été prises en charge par des ambulances.

Depuis lundi, le bilan ne cesse de s'alourdir. Pourtant, il est difficile d'avoir une vision précise de l'avancée des combats, qui ont continué de manière intensive ce mercredi, car les deux camps crient victoire. Le porte-parole militaire des shebab a indiqué avoir « pénétré plusieurs positions défensives du gouvernement », ne lui laissant que le contrôle de l'une des quatre routes principales de Mogadiscio. Cette déclaration a été immédiatement démentie par la Mission de l’Union africaine en Somalie (Amisom). Les troupes de l'Union africaine maintiennent avoir tué beaucoup d'insurgés et les avoir fait reculer avec leurs chars, alors qu'ils tentaient de marcher sur le Palais présidentiel.

L’attaque suicide menée mardi 24 août par les shebab dans un hôtel de Mogadiscio, a fait 33 morts dont quatre parlementaires, selon le dernier bilan. Plus tard dans la journée, un journaliste somalien a été tué. Il s’agit de Barrkate Awalé, 60 ans, directeur d'une radio locale, qui a été touché par une balle perdue lorsqu’il était en train d'installer un émetteur sur le toit de sa station.

Le Pape Benoît XVI a appelé mercredi 25 août la communauté internationale à œuvrer pour le « respect de la vie et des droits de l'homme » en Somalie. Les Etats-Unis, la Grande Bretagne et la France ont également condamné cette vague de violence dans la capitale somalienne.
 

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