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Madagascar

L'ex-président malgache Marc Ravalomanana condamné aux travaux forcés à perpétuité

L'ancien président malgache Marc Ravalomanana.
L'ancien président malgache Marc Ravalomanana. Reuters / Finbarr O'Reilly
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Marc Ravalomanana a été condamné samedi 28 août par contumace aux travaux forcés à perpétuité. L'ancien chef de l'Etat malgache vit en exil en Afrique du Sud depuis qu'il a été destitué par Andry Rajoelina. Le tribunal d'Antananarivo a condamné l'ex-président de Madagascar et deux officiers pour la mort d'une trentaine de manifestants en février 2009. Cette troisième condamnation depuis son éviction risque de ne pas faciliter son retour, elle pourrait même compliquer les négociations de sortie de crise politique.

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Les accusés ont pris connaissance de leur peine ce samedi 28 août à 6h30 du matin. Plusieurs heures de délibération ont été nécessaires pour établir les condamnations et la justice n’a fait aucun cadeau à Marc Ravalomanana, reconnu coupable de meurtre et de complicité de meurtre. Des témoins ont assuré qu’il avait donné l’ordre de tirer si les manifestants se rapprochaient du Palais présidentiel et c’est ce qui s’est passé, en ce « samedi rouge ».

Les deux jours pleins d’audience n’auront cependant pas permis de lever toutes les interrogations. La plupart des accusés n’ont pas été défendus, ou alors par des assesseurs du procureur, leurs avocats ayant refusé de participer aux débats en attendant une décision de la Cour de cassation qu’ils ont saisie depuis plusieurs semaines. Après l’énoncé des peines, ces juristes clamaient encore que le verdict était sans valeur, accusant la justice malgache d’être instrumentalisée par le régime de transition.

En outre, ce jugement pose un certain nombre de problèmes politiques puisque Marc Ravalomanana est toujours impliqué dans la recherche d’une solution de sortie de crise. Cette condamnation, qui s’ajoute à deux autres déjà reçues depuis son éviction, risque de radicaliser sa position alors que ses partisans réclamaient encore cette semaine son retour au pays. La marche de manœuvre de l’ancien président est de plus en plus étroite.

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