Maroc / Droits de l'homme

Human Rights Watch s’inquiète d’un recours présumé à la torture par la police marocaine

Carte du Maroc
Carte du Maroc

L'organisation américaine Human Rights Watch (HRW) fait état d’accusation de « torture » perpétrée par la police marocaine contre sept militants islamistes arrêtés en juin à Fès, dans le centre du royaume. Le Parquet de Fès, où ils sont détenus et poursuivis, les accuse d'« appartenance à une association non reconnue ». La date du procès n'a pas encore été fixée.

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Sept membres d'une association islamiste affirment avoir été torturés par la police marocaine lors de leur arrestation en juin dernier, une arrestation « sans mandat judiciaire à leur domicile » à Fès, dans le centre du royaume. L'organisation américaine Human Rights Watch (HRW) s’inquiète de ce recours présumé à la « torture » décrit à leurs avocats par ces sept membres du mouvement Justice et Bienfaisance.

Accusés par un ancien membre de leur mouvement d'« enlèvement et violence », ces  personnes sont toujours détenues et poursuivies pour leur « appartenance à une association non reconnue ». Elles attendent leur procès dont la date n’a pas encore été fixée. Pour Human Rights Watch, il n'est pas rare que des islamistes soient maltraités par la police au Maroc.

Selon un communiqué d'HRW publié le 1er septembre à New York où l'ONG a son siège : « Les sept militants ont déclaré à leurs avocats que la police les a mis dans des cellules individuelles, nus, les yeux bandés, sans nourriture et les a brutalisés physiquement ». HRW ajoute qu'ils ont attendu une semaine avant de pouvoir bénéficier d'un examen médical.

Les familles de ces militants du mouvement Justice et Bienfaisance ont annoncé avoir porté plainte contre la police, et rappellent que si cette association n’est pas reconnue, elle n'a jamais eu pour objectif de préparer des attaques terroristes.
 

Il ne s'agit pas du tout d'une affaire de terrorisme. C'est un mouvement islamiste plutôt spiritualiste bien ancré dans la société marocaine. Mais il fait peur au régime. Ce n'est pas la première fois qu’on constate ces mauvais traitements en garde à vue à l'encontre des mouvances islamistes.

Eric Goldstein chef adjoint du bureau Maghreb Moyen-Orient à Human Rights Watch

 

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