Guinée

Présidentielle en Guinée : regain de violences à Conakry

Les violences électorales ont fait un mort et 50 blessés, dans la banlieue de Conakry, le 12 décembre 2010.
Les violences électorales ont fait un mort et 50 blessés, dans la banlieue de Conakry, le 12 décembre 2010. L. Mouaoued/RFI

Alors que le second tour de l'élection présidentielle doit se tenir dans une semaine, le pays est au proie à de nouvelles violences. Les deux candidats, Alpha Condé et Cellou Dalein Diallo avaient promis une campagne apaisée. Ils avaient d'ailleurs signé un code de bonne conduite, le 3 septembre dernier. Mais depuis samedi 11 septembre, certains de leurs militants s'affrontent dans la banlieue de Conakry. D'après les autorités, ces violences ont fait d'ores et déjà un mort et 50 blessés. Les autorités guinéennes ont décidé de suspendre toutes les manifestations de rue liées à la campagne électorale. Réuni en session extraordinaire à Conakry, dimanche, le gouvernement de transition du Premier ministre Jean-Marie Doré a décidé de suspendre provisoirement la campagne électorale au moins jusqu’à la rencontre entre les deux candidats et le gouvernement lundi 13 septembre.

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C'est dans le quartier d'Hamdallaye que de nouveaux affrontements ont éclaté dimanche 12 septembre entre partisans des deux candidats à la présidentielle.

Plusieurs dizaines de militants de l'UFDG (Union des forces démocratiques de Guinée) de Ceillou Dalein Diallo et ceux du RPG (Rassemblement du peuple de Guinée) d'Alpha Condé se sont attaqués à coup de jets de pierre.

Samedi 11 septembre c'est le même scenario qui s'est produit dans deux autres quartiers. La police et les gendarmes sont intervenus et ont dispersé avec des gaz lacrymogènes les partisans des deux camps. Le bilan des violences de ce week-end ferait état d'un mort et de 50 blessés.

Il y a moins de dix jours les deux adversaires ont signé un pacte d'entente pour que la présidentielle puisse se tenir dans un climat apaisé. Depuis la tension n'a fait que monter. Les deux camps s'accusent mutuellement.

La condamnation du président de la commission électorale pour fraude est au centre d'une polémique. L'UFDG de l'ancien Premier ministre Ceillou Dalein Diallo accuse le RPG d'Alpha Condé à l'origine de la plainte contre la Ceni de vouloir retarder la tenue du deuxième tour de la présidentielle prévu dimanche 19 septembre.

La Ceni et le ministère de l'Administration territoriale doivent finaliser lundi 13 septembre l'organisation de ce deuxième tour. C'est dans ce climat d'extrême tension que le Conseil des ministres réuni dimanche soir a décidé de suspendre la campagne électorale jusqu'a la rencontre attendue entre le gouvernement et les deux candidats Cellou Dalein Diallo et Alpha Condé.

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