Niger / référendum

Au Niger, la bonne participation au référendum semble due à la mobilisation des zones rurales

Une électrice votant pour le référendum constitutionnel à Niamey le 31 octobre 2010. Dans la capitale, la participation a été de l'ordre de 20 % (selon l'AFP) alors que dans les zones rurales, elle a atteint dans certains endroits 73%.
Une électrice votant pour le référendum constitutionnel à Niamey le 31 octobre 2010. Dans la capitale, la participation a été de l'ordre de 20 % (selon l'AFP) alors que dans les zones rurales, elle a atteint dans certains endroits 73%. AFP/Boureima HAMA

Au Niger contre toute attente, les premiers résultats promettent une bonne participation au référendum de dimanche 31 octobre 2010. Les institutions de transition craignaient un fort taux d’abstention mais il semble que les zones rurales se soient particulièrement impliquées dans le vote. Les Nigériens étaient appelés à adopter la constitution de la 7ème République. Selon la Céni les résultats quasi définitifs seront disponibles dès ce mardi 2 novembre.

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Le président de la Céni avait le sourire lundi après-midi. Après le stress du jour de vote et les cas de dysfonctionnement relevés dans les bureaux de vote, lundi fut le jour des bonnes nouvelles : contrairement aux prévisions, les Nigériens ont, semble-t-il, été nombreux dimanche à remplir leur devoir d’électeur. C’est surtout le cas dans les zones rurales où selon les cas on enregistre selon les endroits des taux de participation inhabituellement élevés. Jusqu’à 70 %.

La différence fondamentale, c’est que cette fois-ci, dans toute la classe politique nigérienne il y a eu unanimité sur l’adhésion à la constitution de la VIIème République...

Un représentant du Conseil consultatif national s'est rendu dans les régions d'Agadez et de Tahoua

Pendant ce temps à Niamey, on cherche à comprendre les dysfonctionnements qui se sont multipliés et à les résoudre le plus rapidement possible. Le Premier ministre a réuni lundi matin tous les acteurs de la transition en ce sens car il y a urgence : les prochaines élections, locales cette fois, sont prévues pour le 6 janvier prochain.

On a signalé beaucoup de cartes qui n’ont pas, par exemple, été distribuées à temps. Il s’agit donc de voir quelles sont les dispositions qu’il faut prendre… pour que les cartes soient acheminées… nous allons donc travailler pour que les futures élections se déroulent dans d’excellentes conditions… il va falloir aller vite parce qu’il y a un chronogramme que nous tenons absolument à respecter… lorsqu’il s’agit de porter des choix sur des hommes ou des femmes, le débat est très passionné ; une simple erreur dans l’organisation peut conduire à des situations susceptibles de jeter le discrédit sur des élections que l’on a voulues libres et honnêtes.

Mahaman Laouali Dan Dah, porte-parole du gouvernement de transition, revient sur les dysfonctionnements

 

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