Maroc/Sahara Occidental

Les étrangers pro-indépendantistes sahraouis indésirables au Maroc

Manifestation en Espagne contre le démantèlement d'un campement contestataire sahraoui à El-Ayoun.
Manifestation en Espagne contre le démantèlement d'un campement contestataire sahraoui à El-Ayoun. AFP PHOTO / DOMINIQUE FAGET

Six jours après le démantèlement d'un campement contestataire sahraoui à El-Ayoun par les forces de l’ordre marocaines, l’heure est aux arrestations. Le royaume chérifien procède désormais à l'interpellation de tout fauteur de trouble potentiel. Quant aux étrangers pro-indépendantistes, ils sont invités à quitter le pays.

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Ces 96 personnes sont accusées entre autre, d’avoir détruit des biens publics et privés, ou de s’être attaqué aux forces de l’ordre. Trois sont même accusées d’atteinte à la sécurité de l’Etat. Ces personnes doivent maintenant être interrogées, et jugées dans les jours qui viennent.

Autre mesure : celle d’identifier les étrangers soupçonnés d’être pro-indépendantistes. Trois Espagnols et un Mexicain ont ainsi été invités à quitter le territoire marocain le 13 novembre. Rabat reconnaît qu’ils n’ont commis aucune infraction. Mais que du fait de leur engagement pro-sahraoui présumé, leur présence n’est plus souhaitée au sein du royaume.

Après le démantèlement de ce campement de contestataires sahraouis le lundi 8 novembre, l’Etat procède donc à l’évacuation de tout fauteur de troubles potentiels dans la ville. Une attitude qui montre la volonté du Maroc de reprendre la main dans la région, et d’éviter à tout prix de nouveaux dérapages à El-Ayoun.

Pour cela, la bataille est aussi médiatique. Ces derniers jours, le Maroc a critiqué de plus en plus des médias étrangers pour leur traitement de ces émeutes. Désormais, la question est : quand et comment va s’achever ce grand ménage ?

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