Gabon/France/Justice

Gabon : le mouvement Génération Omar Bongo appelle au boycott de Total Gabon

Une station service de Total Gabon, à Libreville.
Une station service de Total Gabon, à Libreville. AFP

Au Gabon, les réactions s’enchaînent suite à la décision de la cour de cassation en France de juger recevable la plainte sur le dossier dit des biens mal acquis des présidents Obiang Nguéma de la Guinée équatoriale, Denis Sassou Nguesso du Congo-Brazzaville et de feu Omar Bongo Ondimba du Gabon, décédé en juin 2009.

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Après un collectif d’ONG gabonaises, ayant porté plainte le 15 novembre, devant le tribunal de Libreville pour « propos diffamatoires » contre Transparency international-France, -ONG spécialisée dans la lutte contre la corruption à l'origine de la demande d'enquête sur le patrimoine détenu en France par les trois chefs d'Etat africains-, c'est au tour du mouvement Génération Omar Bongo regroupant des jeunes partisans du pouvoir de se mobiliser en appelant, le 16 novembre à un boycott de Total Gabon pendant une semaine à partir de jeudi.

Chantal Ondo, présidente de Génération Omar Bongo, justifie la position du mouvement :

« Pour services rendus à la France, le président de la République gabonaise, paix à son âme, est traîné devant les tribunaux. Charles de Gaulle disait que la France n’a pas d’amis, elle n’a que des intérêts. Et parmi ces intérêts chez nous, il y a Total Gabon et que nous allons boycotter parce que nous n’admettons pas cela. L’opération consistera à refuser tout produit Total Gabon. Nous disons tout sauf Total Gabon, à savoir le carburant, le gaz, les huiles et autres accessoires. Et tous ceux qui se sentent Gabonais, Africains se mobilisent et se lèvent comme un seul homme pendant ces jours de boycott parce que le symbole de l’occupation française en Afrique et au Gabon c’est Total Gabon, et en plus c'est avec cet argent qu’ils nous combattent ».
 

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