Madagascar

Le Premier ministre malgache: la situation est «sous contrôle»

Le palais présidentiel à Antananarivo.
Le palais présidentiel à Antananarivo. (Photo : A.Joe/AFP)

Camille Vital, le Premier ministre malgache, assure ce mercredi soir 17 novembre que la situation est « sous contrôle » à Madagascar. Plutôt dans la journée, un groupe d'officiers, conduit par le général Noël Rakotonandrasana, a affirmé avoir suspendu les institutions du pays et mis en place, un comité militaire pour gérer les affaires du pays. « L'Etat prendra ses responsabilités, face aux velléités de troubles », a assuré pour sa part Andry Rajoelina. La tentative de coup d'Etat contre le président Rajoelina a été effectuée, alors que les Malgaches votaient sur un projet de Constitution appelé à sortir le pays de la crise.

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Il est sans doute trop tôt pour le dire mais en tout cas, cela n’a pas été une réussite. Le général Noël Rakotonandrasana espérait sans doute davantage de soutien. Et après la fermeture des bureaux de vote, Andry Rajoelina est allé assister au dépouillement dans son fief. Il est apparu détendu, sans sécurité excessive comme s’il ne se passait finalement pas grand-chose.

Jusqu'à présent je suis au palais, je gère tout (...) le pouvoir de la transition gère la situation.

Camille Vital, Premier ministre de Madagascar

Ensuite comme le disait le Premier ministre, il ne semble pas qu’une opération du régime soit prévue cette nuit, mais il va bien falloir que cet épisode se termine d’une manière ou d’une autre et, quoi qu’il en soit, cela va laisser des traces au sein de l’institution militaire.

Et on peut s’interroger sur les raisons d’une telle action qui, telle qu’elle s’est présentée, semble avoir peu de chances d’aboutir. Mais ce serait étonnant que ces militaires se soient lancés sans quelques garanties ici ou ailleurs.

Ensuite, il va falloir voir comment la population réagit. Mercredi, elle est restée calme. Antananarivo n’a jamais cédé à la panique. Et dès jeudi matin, avec les résultats du référendum dans les grandes villes, on aura déjà une idée du soutien sur lequel peut compter Ranjoelina.

Si le taux de participation est fort et que le oui l’emporte, les arguments du général Rakotonandrasana, selon lesquels les Malgaches n’en peuvent plus de l’équipe à la tête du pays, ne tiendront plus.

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