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Madagascar

Madagascar : un général affirme avoir «suspendu» les institutions

Reuters
Texte par : RFI Suivre | AFP
1 mn

Le général malgache Noël Rakotonandrasana, ancien ministre des Forces armées et actuellement sans affectation, a affirmé mercredi 17 novembre devant la presse avoir « suspendu » les institutions. Cette déclaration restait apparemment sans effet à Antananarivo, la capitale, où la situation était calme dans l'après-midi. Des heurts ont toutefois opposé brièvement des gendarmes et quelques centaines de manifestants hostiles au gouvernement près de l'aéroport, à proximité du camp militaire où le général s'est exprimé.

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« A partir de maintenant, toutes les institutions existantes sont suspendues, et c'est un Comité militaire qui va gérer les affaires du pays », a affirmé le général Noël Rakotonandrasana.

Accompagné d'une vingtaine de militaires, l'officier s'exprimait au cours d'une conférence de presse organisée dans un camp militaire proche de l'aéroport d'Antananarivo, en périphérie de la capitale.

Cette déclaration était restée sans effet mercredi après-midi dans la capitale malgache où aucun déploiement militaire ou incident n'a été constaté. Elle intervient le jour-même de la tenue d'un référendum constitutionnel organisé par l'homme fort du pays Andry Rajoelina, première étape d'un processus de sortie de crise que conteste une partie de l'opposition.

« Nous sommes en réunion »
à ce sujet, a réagi le Premier ministre Camille Vital, interrogé au téléphone par l'AFP. Nous essayons de trouver une solution pour apaiser la situation, car on ne veut pas perturber le référendum», a expliqué M. Vital. Avant d'ajouter : «Ils sont dans le camp, (...) ils sont au nombre de 18. (...) Il ne faut jamais sous-estimer personne mais notre souci est la bonne tenue du référendum ».

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