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Nigeria

Nigeria / Attentats : les tensions entre chrétiens et musulmans s’intensifient

Epave d'un camion incendié sur une route du centre-ville de Jos, le 25 décembre 2010.
Epave d'un camion incendié sur une route du centre-ville de Jos, le 25 décembre 2010. REUTERS/Afolabi Sotunde
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Le Nigeria a connu à la veille de Noël une série d'attentats à la bombe et d'attaques d'église sans précédent. Dans le centre du pays, à Jos qui marque la limite entre nord majoritairement musulman et le sud principalement chrétien, une cinquantaine de personnes au moins sont mortes et soixante-dix autres au moins ont été blessées. Des violences ont été également signalées plus au nord, dans la ville de Maiduguri. Des membres présumés d'une secte islamiste ont attaqué trois églises, brûlant l'une d'elles et faisant six morts, selon l'armée. Le président du Nigeria, Goodluck Jonathan a promis que les auteurs des violences seraient jugés. Les tensions entre chrétiens et musulmans s'exacerbent au Nigeria à l'approche du scrutin présidentiel d'avril 2011.

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Calmez vous, calmez vous, je vous en supplie ! C'est pour cela que je suis venu ici.

Jonah Jang, gouverneur de l'état du Plateau

La façade de l’église de Gada Biu est parsemée d’impacts. C’est dans ce quartier majoritairement chrétien qu’une partie des explosions à la bombe ont eu lieu à la veille de Noël.

« Ca, ce sont des restes humains. Explique Emmanuel, 40 ans, un habitant du quartier. On était là, ce vendredi soir, pour les aider. Certains pleuraient, ont perdu leurs jambes, d’autres sont morts sur le coup. Les assaillants ce sont les Haoussas. Ils sont musulmans et sont venus avec leurs marchandises pour les vendre sans que l’on sache qu’ils avaient des explosifs. Après les avoir posés, ils sont partis. On a eu six explosions l’une après l’autre ».

Choqués et en colère, les habitants scrutent les corps qui gisent ca et là avec pour certains les yeux remplis de haine. Un Noël macabre qui ne passe pas du tout. « C’est un génocide humain, explique un homme. Ici c’est un marché, c’est terrible, on n'a jamais vu une telle chose dans notre vie ».

« Non, non, non ! S’exclame un autre habitant. C’est la dernière fois qu’on laisse faire. Si on continu comme cela, qu’est ce qui va se passer ? Et bien on pourra exercer des représailles, utiliser le feu contre le feu. Ca on peut le faire et sans doute que ce sera efficace ».

Selon un bilan établit par RFI en arpentant les quartiers et les hôpitaux, au moins 50 personnes ont trouvé la mort dans ces attentats et plus de 70 ont été blessées.

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