Accéder au contenu principal
Tunisie

Tunisie: les manifestants réclament la démission du gouvernement

Em frente ao gabinete do primeiro-ministro em Tunes a 23 de Janeiro de 2011.
Em frente ao gabinete do primeiro-ministro em Tunes a 23 de Janeiro de 2011. Reuters/Zohra Bensemra
Texte par : RFI Suivre
3 mn

En Tunisie, partie samedi 22 janvier du centre du pays, « la caravane de la libération » a fait son entrée tôt ce dimanche matin 23 janvier dans la capitale Tunis. Motos, voitures, camionnettes, tous les moyens ont été utilisés pour rejoindre Tunis. Plus de 3 000 personnes, en majorité des jeunes, assiègent la primature pour réclamer la démission du gouvernement de transition.

Publicité

Notre dossier spécial
La Tunisie après Ben Ali

Venus de provinces ou habitants la capitale, les Tunisiens sont nombreux dans les rues de Tunis. Ils exigent la démission du gouvernement de transition et surtout l'évincement des ministres issus du régime Ben Ali.

Ils étaient plusieurs milliers ce dimanche devant le siège du palais de la Kasbah où travaille Mohammed Ghannouchi, le Premier ministre de la transition. « Nous sommes venus de Menzel Bouzaiane, de Sidi Bouzid, de Regueb pour faire tomber les derniers restes de la dictature », scandait un des manifestants.

Les autorités, pour leur part, ont annoncé que deux anciens très hauts dignitaires du régime Ben Ali avaient été placés en résidence surveillée. Il s'agit de l'ancien ministre de l'Intérieur Abdallah Kallel et de l'ancien conseiller présidentiel Abdel Aziz Ben Dhia.

Le patron de la chaîne privée Hannibal arrêté pour « haute trahison »

Les termes du communiqué de l’agence de presse tunisienne sont particulièrement cinglants ce dimanche soir. Larbi Nasra, le propriétaire privé de la chaîne privée Hannibal, est en fait accusé de «haute trahison» et de complot contre la sécurité de l’Etat.

Selon l’agence de presse, Larbi Nasra voulait faire échouer la révolution des jeunes et semer la discorde en diffusant de fausses informations sur sa chaîne de télévision. Des termes forts qui sentent un peu le règlement de comptes surtout quand on sait que Larbi Nasra est lié à la famille de l’épouse de l’ex-président Ben Ali, la famille Trabelsi, détestée pour s’être largement servie dans les deniers publics.

Une arrestation dont les motifs sont donc finalement assez flous pour le moment, d’autant plus que beaucoup de Tunisiens ont plutôt salué ces derniers jours la couverture équilibrée des évènements dans le pays par cette chaîne avec pour la première fois des débats qui faisaient intervenir des acteurs politiques de tous bords.

La diffusion des programmes de la chaîne a été coupée dimanche soir, mais certains  qualifient déjà cette interruption de première atteinte à la liberté d’expression en Tunisie.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.