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Egypte

Egypte : évasion massive de prisonniers

La prison d'Abu Zabal, au nord du Caire, après les évasions en masse de prisonniers le 30 janvier 2011
La prison d'Abu Zabal, au nord du Caire, après les évasions en masse de prisonniers le 30 janvier 2011 AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

A 100 kilomètres au nord du Caire, la capitale, il y a eu une évasion massive à la prison de Wadi Natroun. Des milliers de fugitifs se sont évanouis dans la nature. Les gardiens ont abandonné les lieux, ainsi une trentaine de Frères musulmans dont plusieurs responsables de premier plan ont quitté le centre pénitentiaire. Il y a des victimes : plusieurs dizaines de corps ont été retrouvés gisant sur la chaussée.

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Avec notre correspondant au Caire, Alexandre Buccianti

Les évasions massives de prisonniers ont eu lieu suite à des attaques simultanées de groupes armés contre quatre grandes prisons autour du Caire. Des établissements pénitenciers qui comprenaient deux groupes distincts : les criminels de droit commun, jugés dangereux, et les prisonniers politiques, principalement des islamistes.

Parmi eux, des extrémistes appartenant à l’organisation al-Jihad qui était commandés par Ayman Al-Zawahiri, le bras droit actuel du chef d'al-Qaïda Oussama ben Laden. Ils avaient été condamnés à de longues peines pour terrorisme. Il y avait aussi des Frères musulmans, dont plusieurs hauts responsables de la confrérie, ou des extrémistes musulmans qui avaient été arrêtés lors de la guerre contre le terrorisme dans les années 90 et 80.

Incontestablement, les prisonniers de droit commun vont constituer une très grande menace, d’autant plus que la sécurité du Caire, mais aussi d’Alexandrie, n’est assurée que par des sortes de milices qui ont été formées par la population parfois et souvent à l’appel du chef des mosquées en disant « organisez-vous pour vous défendre ». Des milices qui d’ailleurs comme dans le quartier de Néopolis au Caire sont efficaces puisqu’elles ont attrapé hier dans la nuit cinq pilleurs avec des objets volés. Et cela s’est passé un peu partout en Egypte parce qu’il n’y a plus de police. Donc, si on imagine qu’il y a encore des milliers de repris de justice dangereux qui sont dans la nature, cela ne peut qu’affoler les populations.

Ces évasions massives rajoutent au climat d’insécurité qui sévit en Egypte depuis la nuit de vendredi 28 à samedi 29 janvier avec la multiplication des actes de pillage et d’attaques à main armée. Dans la nuit de samedi à dimanche, des milices citoyennes se sont formées pour défendre les différents quartiers du Caire, d’Alexandrie et d’autres grandes villes.

Plus de 3 000 pilleurs et évadés ont été arrêtés par les civils et les militaires. Certains des pilleurs appartenaient aux brigades anti-émeutes de la police.

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