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Niger

Présidentielle au Niger : ralliements et jeux d'alliance autour de Mahamadou Issoufou

Le Niger.
Le Niger. L. Mouaoued/RFI
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Trois candidats défaits au premier tour de la présidentielle du 31 janvier 2011 au Niger ont apporté jeudi 10 février leur soutien à l'opposant historique Mahamadou Issoufou pour le second tour de ce scrutin fixé au 12 mars. Il s'agit de Cheiffou Amadou, patron du Conseil économique et social sous le président Mamadou Tandja, de l'ex-colonel à la retraite Moussa Moumouni Djermakoye et Amadou Boubacar Cissé. La veille, Mahamadou Issoufou a reçu le soutien de Hama Amadou, arrivé troisième au premier tour, un ralliement qui suscite des interrogations.

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Les militants apprécieront le comportement des uns et des autres...

Moussa Harouna

Le 25 janvier dernier, le parti de l'ancien Premier ministre Hama Amadou, le Modem/Lumana avait formé une alliance avec le MNSD* (Mouvement national pour la société de développement, parti du président déchu Mamadou Tandja), de Seïni Oumarou. Cette coalition s’était promis de se rallier à celui d’entre eux qui serait le mieux placé à l’issue du premier tour. Ce ralliement de Hama Amadou à Mahamadou Issoufou fait voler en éclat cet accord. Pour Moussa Harouna, directeur de campagne de Seïni Oumarou, ce revirement n’est pas une surprise, même si des interrogations demeurent.

« L’alliance a été crée d’une manière circonstancielle. Hama est venu librement…c’était l’un des promoteurs de cette alliance. Il est libre de la quitter, déclare Moussa Harouna. Mais nous, à notre niveau, poursuit-il, cela n’a jamais été une surprise. Et les arguments avancés ne nous convainquent pas. Toutefois, Il relaie l’interrogation des Nigériens : « Tous les Nigériens s’interrogent, tout le monde se pose des questions : pourquoi une déclaration sur ces affaires est tournée à l’extérieur ? »

Pour Moussa Harouna, « ce revirement ne se justifie pas ». Seini Oumarou ne va t-il pas paraître isolé?  Moussa Harouna répond : « Il n’est pas dit que l’électorat est un bétail de somme qu’on peut conduire là où on veut. Je crois que Hama a parlé. Et d'ajouter : Les militants apprécieront le comportement des uns et des autres. Et à l’issue de la campagne, peut-être qu’on pourra mieux tirer les conséquences pour voir si les directives données par une direction politique peut créer nécessairement les militants qui sont à la base », a t-il conclu.

*Pari

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