Accéder au contenu principal
Côte d'Ivoire

Côte d’Ivoire : Laurent Gbagbo porte plainte contre la Cédéao

Laurent Gbagbo, le président sortant de la Côte d'Ivoire.
Laurent Gbagbo, le président sortant de la Côte d'Ivoire. Reuters
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Des avocats du président ivoirien sortant, Laurent Gbagbo, ont déposé, lundi 14 février 2011, une plainte auprès de la Cour de justice de la Cédéao. Ils lui demandent d'annuler les déclarations de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest proclamant Alassane Ouattara vainqueur de la présidentielle de novembre 2010.

Publicité

Notre dossier spécial : les défis de Ouattara

Laurent Gbagbo, le président ivoirien sortant, engage des poursuites contre la Cédéao. Ses avocats ont engagé une procédure devant le tribunal du Nigeria, pour lui demander d’annuler la proclamation de la victoire de son rival Alassane Ouatara.

« La Cédéao s'est comportée en dehors des actes constitutifs de cette institution, explique Ahoua Don Mello le porte-parole du gouvernement Gbagbo, qui a pour seule responsabilité la gestion de l'intégration économique des pays de la Cédéao, mais jamais de s'ingérer dans les affaires politiques des différents Etats qui sont régis par la charte de l'ONU et qui sont régis aussi par l'acte constitutif de l'Union africaine qui fait que chaque pays est entièrement et totalement souverain ».

Ahoua Don Mello attend de cette plainte que l'ont reconnaisse comme illégale cette décision au vu des textes qui régissent la Cédéao.

Dans le camp d’Alassane Ouattara ont estime que cette plainte n’a aucune chance d’aboutir.

« Monsieur Laurent Gbagbo a la mémoire sélective, pour Jeannot Haoussou Kouadio, le ministre de la Justice du gouvernement Ouattara. Depuis octobre 2005, le mandat de Monsieur Laurent Gbagbo a expiré. C'est grâce aux arrangements, aux accords internationaux, grâce à la Cédéao, que Monsieur Laurent Gbagbo est resté d’octobre 2005 à octobre 2010. Le Conseil constitutionnel a violé l'article 64 du Code électoral qui dit que lorsque l’on constate des irrégularités, le Conseil constitutionnel annule et fait reprendre les élections. Et là, non. Le Conseil constitutionnel s'est comporté comme une partie combattante et a tout fait pour proclamer un résultat qui frise le crime de parjure. Cette plainte est ridicule, elle dénote du comportement totalement aux abois de Laurent Gbagbo qui ne sait plus à quel saint se vouer ».

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.