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Tunsie / Immigration / Italie

Des milliers de Tunisiens rêvent toujours de rejoindre les côtes européennes

Des migrants tunisiens arrivés ces derniers jours à Lampedusa posent avec une banderole où l'on peut lire « Merci Lampedusa », le 15 février 2011.
Des migrants tunisiens arrivés ces derniers jours à Lampedusa posent avec une banderole où l'on peut lire « Merci Lampedusa », le 15 février 2011. AFP / Roberto Salomone
Texte par : RFI Suivre
4 mn

De nombreux candidats à l’immigration profitent actuellement des failles sécuritaires pour tenter d'aller trouver du travail en Europe. Cinq mille clandestins sont ainsi arrivés ces jours-ci sur l'île italienne de Lampedusa. L'agence de l'Union européenne pour la surveillance des frontières (Frontex) va aider les autorités italiennes à faire face à cette vague de migrants. En attendant de voir ses moyens accrus pour sa mission première, qui est d'enrayer les départs de migrants clandestins. Enquête sur les côtes de Zarzis, à 500km au sud de Tunis.

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A Zarzis, selon les habitants, les premiers départs ont commencé dès le 14 janvier, dès la fuite de Ben Ali. Avec lui, la peur de la police et de la répression ont disparu, ouvrant la voie à l’immigration clandestine vers l’Italie.
L’Italie, ce mot est sur toutes les lèvres, des jeunes comme des plus anciens. Tous racontent les mêmes scènes ces derniers jours.

Des centaines de personnes, défilant dans le port de cette petite citée balnéaire du sud tunisien, pour embarquer sur de modestes navires de pêche. Des embarcations achetées aux pêcheurs, par des passeurs qui monnaient la traversée entre 1 000 et 2 000 euros, pour rentabiliser leur investissement.

Dans les rues de Zarzis, les récits de noyades, de naufrages d’embarcations surchargées, rythment les discussions, ce qui n’empêche pas de nombreux jeunes de rêver encore d’Europe pour fuir le chômage et la misère.

Au début, ces bateaux partaient la nuit. Mais selon les habitants, très vite ils ont commencé à partir en plein jour, au vu et au su de tous, même de l’armée. L’armée, désormais déployée dans la ville, elle, contrôle tous les accès du port, pour empêcher d’autres clandestins de prendre la mer à nouveau.

Mais à en croire les habitants, les départs continueraient à partir d’autres villes, moins contrôlées comme Gabès ou Bizerte plus au nord.

Les forces que l'agence Frontex veut mettre à disposition de l'Italie d'ici quelques jours ne constitueront pas la panacée pour faire face à l'afflux de migrants.

L'aide de l'agence Frontex face à l'afflux inédit de migrants

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