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Côte d'Ivoire

Côte d'Ivoire : détérioration des relations entre l'Onuci et le camp Gbagbo

L'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci) a accusé des partisans de Laurent Gbagbo d'avoir blessé trois casques bleus et endommagé quatre de ses véhicules.
L'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci) a accusé des partisans de Laurent Gbagbo d'avoir blessé trois casques bleus et endommagé quatre de ses véhicules. REUTERS/Luc Gnago
Texte par : RFI Suivre
6 mn

La mission de l'ONU en Côte d'Ivoire, l'Onuci, a accusé les forces fidèles au président sortant Laurent Gbagbo d'avoir blessé trois casques bleus dans une «embuscade» à Abobo, dans la zone PK-18. Par ailleurs le signal hertzien de la RTI n’émet plus à Abidjan et dans ses environs. La télévision nationale est un relais de communication important pour le pouvoir de Laurent Gbagbo. Cet évènement est à mettre en relation avec les violences qui ont frappé samedi encore la commune d’Abobo.

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 Avec nos envoyés spéciaux à Abidjan,

Notre dossier spécial : les défis de Ouattara

Depuis trois mois et la certification par le patron de l’Onuci de la victoire d’Alassane Ouattara à l’élection présidentielle, les casques bleus et le personnel civil des Nations unies font l’objet d’une franche hostilité du camp de Laurent Gbagbo.

Convois bloqués et accusations de déstabilisation faisaient jusque-là partie du quotidien.
Dans la nuit de samedi à dimanche, un pas a été franchi puisque, selon l’Onuci, pour la première fois, soldats onusiens et forces de défense et de sécurité ont directement échangé des tirs à Abobo.

Par ailleurs si, la semaine écoulée a été marquée par des actes de guérilla urbaine à Abidjan et Yamoussoukro qui ont fait des dizaines de morts, une confrontation militaire à l’ouest du pays qui a provoqué un exode massif, hier, c’est la guerre de la communication qui a pris une nouvelle dimension.

Alors que ces derniers jours plusieurs journaux proches du RHDP ont volontairement ou non, suspendus leur parution, un communiqué du commando invisible d’Abobo, signé d’un mystérieux commandant silence, a revendiqué l’attaque du centre émetteur de la RTI. Un acte qui prive des milliers d’Ivoiriens des programmes des deux chaînes publiques et le pouvoir en place à Abidjan d’un important relais de communication.


Sur le terrain, « la vie est très difficile », comme en témoigne un habitant du PK18, à Abobo.

Témoignage d'un habitant du PK18, à Abobo

De son côté, le gouvernement d'Alassane Ouattara dit avoir constitué un groupe de dix avocats français et ivoiriens chargés de préparer un dossier pour convaincre le procureur de la CPI d'enquêter sur les violations des droits de l'homme dans le pays. D'après le ministre de la Justice d'Alassane Ouattara, une première rencontre a eu lieu avec le bureau du procureur, il y a une dizaine de jours.

Maître Jeannot Ahoussou, ministre de la Justice d'Alassane Ouattara

Enfin, le ministre de la Justice et ses avocats ont rendez-vous avec le Haut commissaire de l'ONU aux droits de l'homme le 1er mars à Genève. Les Nations unies avancent un bilan de 315 morts, victimes des violences en Côte d'Ivoire.

 

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