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Libye / Otan

Libye : le dispositif maritime occidental se renforce

L'USS Kearsarge s'apprêtait à entrer en Méditerranée, le 2 mars 2011.
L'USS Kearsarge s'apprêtait à entrer en Méditerranée, le 2 mars 2011. DR
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Un grand nombre de navires de guerre américains, britanniques et français faisaient route mercredi 2 mars vers les côtes libyennes. L'option d'une intervention militaire de l'Otan en Libye suscite toutefois de profondes divisions en raison des craintes de réactions dans le monde arabe, des réticences à voir l'alliance élargir son champ d'influence et de la complexité de l'opération. Une réunion des ambassadeurs des 28 pays de l'organisation, programmée de longue date, se tient ce mercredi à Bruxelles.

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Ce mercredi, le destroyer américain USS Barry a passé le canal de Suez pour entrer en Méditerranée. Il est suivi du navire d'assaut amphibie USS Ponce, et du porte-hélicoptères Kearsarge.

La Royal Navy renforce aussi son dispositif. La frégate HMS Cumberland, qui avait déjà participé aux évacuations de ressortissants étrangers a été rejointe par le destroyer lance-missile HMS York qui vient de faire escale à Malte. Tout comme la frégate anti-sous-marine française Tourville.

Parallèlement, le BPC Mistral, l'un des plus gros navires de la marine nationale, qui participe actuellement à une mission « école », entre en Méditerranée par le détroit de Gibraltar et pourrait être en face des côtes libyennes d'ici la fin de semaine.

Tous ces navires représentent une force importante mais pas suffisante pour conduire un blocus aérien au dessus de la Libye. Les alliés sont toujours divisés sur l'intérêt d'une telle opération. Pour imposer une zone d'exclusion aérienne, il faudrait le renfort de l'USS Enterprise, de ses avions radars et de ses chasseurs, actuellement déployés en mer Rouge, voire du porte avion Charles de Gaulle, qui depuis Toulon peut appareiller en 72 heures.

Non loin des côtes libyennes, l'aéroport de Malte et la base de Sigonella en Sicile

Pour aller plus loin

peuvent également accueillir des avions.

En face, l'armée libyenne aligne des batteries côtières de missiles sol-air longue portée SA5 à Tripoli et Syrte et peut-être aussi quelques rampes de SA6 mobiles. Ces derniers sont des missiles déjà anciens, voire hors d'usage.
 

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