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Tunisie

Tunisie : légalisation du parti islamiste Ennahda

Rached Ghannouchi, chef du parti Ennahda.
Rached Ghannouchi, chef du parti Ennahda. AFP/ FETHI BELAID
Texte par : RFI Suivre
5 mn

En Tunisie, deux  chefs de l'opposition tunisienne se sont retirés le 1er mars du gouvernement de transition, contribuant à son affaiblissement, alors que le parti islamiste Ennahda a obtenu sa légalisation, après 30 ans d'interdiction. Quelques dizaines de militants ont convergé à son siège pour célébrer modestement leur victoire. Parmi eux, d’anciens exilés et des ex-prisonniers politiques. Reportage au siège du parti d’Ennahda, à Tunis.

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Avec nos envoyés spéciaux à Tunis,

« C’est un moment historique ». A peine sortis de l’ascenseur qui mène au parti Ennahda, les militants se prennent dans les bras et se félicitent : « Ce sont des générations qui attendaient ce moment, qui ont beaucoup travaillé pour arriver à ce moment là », dit l'un d'entre-eux.

Ajmi Lourimi, cofondateur du parti Ennahda et membre du bureau exécutif se dit aussi « Content, heureux et modeste », rappelant qu'il a passé 16 ans derrière les barreau. se tournant vers l'avenir il s'exprime sur les ambitions du parti :

L'ambition du parti est d'essayer avec les autres partis de l'opposition de réunir les conditions d'une transition démocratique.

Ajmi Lourimi, cofondateur du parti Ennahda et membre du bureau exécutif

Les militants et leur famille ont été bannis durant des années. Amine a 25 ans, son père a passé 16 ans en prison pour son engagement politique : « Il y avait beaucoup de pression sur nous, sur la famille, sur les fils des prisonniers politiques. Par exemple, moi j’étais interdit de service militaire. Je ne pouvais pas passer à l’Académie. Il y avait beaucoup de contraintes, on était obligé même parfois de mentir, de ne pas dire qu’on a son père en prison». 

Hichem aussi se souvient des parties de cache-cache avec la police quand il était étudiant. « Ce qui se passe pour lui aujourd’hui, c’est magnifique », dit-il, mais il pense surtout à l’avenir : « Le plus important, ce n’est pas le parti, ce n’est pas Ennahda, c’est la Tunisie. C’est installer un régime démocratique, un régime pluraliste, qui respecte tout le monde, qui ne se base pas sur la police (…)». 

Ennadha a la victoire modeste pour l’instant. Les militants parlent démocratie, islam et modernité. Après quelques heures de partage, agrémentées de petits gâteaux et du jus de fruits, les militants se quittent sur l’air de l’hymne national.

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