Cameroun

Cameroun: l’ex-ministre des Finances Michel Meva'a Meboutou à la barre

L'ancien secrétaire général à la Présidence de la République Jean-Marie Atangana Mebara et plusieurs co-accusés comparaissent pour la tentative de détournements de 31 millions de dollars de deniers publics. Cet ancien proche du chef de l’Etat a été arrêté en août 2008 dans le cadre de l’affaire Albatros, cet avion présidentiel s'était révélé défaillant dès son vol inaugural alors que le président Biya et sa famille étaient à bord. Jeudi 10 mars 2011, le ministre de l’Economie et des Finances à l’époque des faits, Michel Meva'a Meboutou, a comparu pour présenter sa version de cette acquisition.

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Pendant près de trois heures, Michel Meva’a Meboutou, ministre de l’Economie et des Finances à l’époque des faits, s’est expliqué sur le déblocage en août 2001, de trente et un millions de dollars de deniers publics, à destination du constructeur américain Boeing.

Des millions qui auraient fait par la suite l’objet d’une tentative de détournement, de la part de Jean-Marie Atangana Mebara et de ses co-accusés.

La défense, qui a mené la grande majorité de l’audition, a souligné le fait que leur client n’arrive aux affaires qu’en 2002, alors que la procédure d’achat de l’avion présidentiel a été initiée par son prédécesseur, Hamidou Marafa Yaya, actuel ministre. Puis elle a tenté de démontrer une certaine légèreté dans le montage financier initial.

Pourquoi ordonner le virement d’une telle somme sans contrat ni ordre écrit ? « Parce qu’il suivait un ordre de la présidence », explique le témoin.

Pourquoi avoir d’abord viré l’argent à GIA International, l’entreprise privée qui s’est avérée avoir conservé la somme ? Même réponse de l’ex-grand argentier, qui s’est présenté comme un simple exécutant, opposant à certaines questions une mémoire défaillante.

Reprise du procès le 7 avril, avec la suite de l’audition des témoins de l’accusation. Parmi eux : Yves Michel Fotso, ex-administrateur de la Cameroon Airlines, mandataire de l’Etat pour l’achat de l’avion présidentiel. Arrêté fin décembre, il pourrait avoir à comparaître dans la même affaire.
 

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