Crise ivoirienne

Côte d’Ivoire : les combats s’étendent dans Abidjan

Des habitants d'Abidjan quittent le quartier d'Abobo, théâtre de combats depuis plusieurs jours, le 13 mars 2011.
Des habitants d'Abidjan quittent le quartier d'Abobo, théâtre de combats depuis plusieurs jours, le 13 mars 2011. AFP/ISSOUF SANOGO

A Abidjan, la zone des combats s'étend désormais en dehors d'Abobo. Les insurgés favorables à Alassane Ouattara qui, depuis plusieurs semaines, infligent de lourdes pertes humaines et matérielles aux forces pro Gbagbo commencent à sortir de leur fief. Lundi 14 mars 2011, ils ont notamment lancé une attaque dans la commune d'Adjamé.

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Le commando n'est plus « invisible » et il ne se limite plus à Abobo. Depuis lundi, l'insurrection menée par des éléments des forces nouvelles et des soldats ralliés déborde sur d'autres quartiers de la métropole ivoirienne et ses opérations se rapprochent du cœur du pouvoir.
 

On ne sort que pour chercher à manger, mais il n'y a plus personne...

Baba, habitant de Williamsville

Lundi après-midi, les combattants pro Ouattara ont effectué une percée vers le sud, sur la commune d'Adjamé en lançant une attaque sur le camp de la compagnie républicaine de sécurité de Williamsville. En début de soirée, les assaillants se sont finalement repliés sur leur fief et selon des habitants d'Abobo, les FDS procédaient lundi soir à des tirs d'obus de mortier sur certaines parties de la commune.


Attaque contre la résidence du chef d'état-major

Plus tôt dans la journée, c'était Yopougon qui avait été réveillé par des tirs nourris. Dans cette commune majoritairement favorable à Laurent Gbagbo, une certaine confusion régnait lundi mais une chose est sûre : des hommes en armes ont mené une action à l'aube non loin d'une des résidences du Général Mangou.  

Quartiers d'Abidjan touchés par la crise politique ivoirienne
Principaux quartiers d'Abidjan touchés par la crise politique ivoirienne. Carte : RFI

S'agissait-il d'une opération de représailles, d'un avertissement adressé par les insurgés au chef d'état-major des armées de Laurent Gbagbo après l'attaque sur Abobo de ce samedi ? Certains le pensent mais d'autres sources évoquent des conflits internes entre forces loyales au pouvoir en place. Impossible à vérifier ; la bataille qui se joue actuellement pour le contrôle du pouvoir est aussi une guerre de communication.

 

Notre dossier spécial : les défis de Ouattara

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