Bénin

Bénin : une manifestation pro-Houngbédji violemment réprimée

La police béninoise a dispersé avec des grenades lacrymogènes des jeunes partisans de l'opposition qui manifestaient le 24 mars 2011 à Cotonou contre la réélection de Boni Yayi à la présidentielle du 13 mars. Plusieurs centaines de partisans de l'Union fait la nation (UN), une alliance de partis soutenant l'opposant Adrien Houngbédji, arrivée deuxième selon la commission électorale, s'étaient rassemblés dans l'après-midi.

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Sur le site devant accueillir les manifestants, les forces de l’ordre stationnent en nombre. Interceptés, les manifestants changent de trajectoire et font dos à la police. Celle-ci les rattrape. Des bastonnades et des jets de gaz lacrymogènes s’ensuivent.

« Le commissaire central lui-même a demandé aux policiers de charger les militants, rapporte Théophile Montcho, ancien ministre proche de l’opposition. Et les policiers, comme des bêtes sauvages, les yeux rouges, comme des drogués, ont commencé à taper dans le sang des populations. Non contents d’avoir donné l’ordre de charger dans le dos, ils ont commencé par tirer des grenades lacrymogènes pour disperser la population. Et arrivé au niveau des députés où je me trouvais, le commissaire a dit : ‘embarquez-les’ ».

Un député de l’opposition est placé en garde-à-vue depuis hier au commissariat central de Cotonou. Selon ses pairs, il aurait été roué de coups avec à la clé quelques blessures. Une dizaine d’autres blessés ont été conduits dans les centres de santé les plus proches.

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