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Egypte

En Egypte, l’ancien parti d’Hosni Moubarak est dissous

Bannières électorales du Parti national démocratique (PND) montrant Hosni Moubarak (D) et son fils Gamal Moubarak (G) au Caire, le 22 novembre 2010.
Bannières électorales du Parti national démocratique (PND) montrant Hosni Moubarak (D) et son fils Gamal Moubarak (G) au Caire, le 22 novembre 2010. Reuters/Amr Abdallah Dalsh
Texte par : RFI Suivre
4 mn

La justice égyptienne a ordonné samedi 16 avril 2011 la dissolution de l’ancien parti au pouvoir. Les avoirs du Parti national démocrate (PND) seront saisis, son siège et ses bâtiments transférés au gouvernement. Pendant trois décennies, Hosni Moubarak, l’ancien chef de l’Etat, l’a dirigé. Plusieurs de ses anciens cadres font l’objet d’enquêtes pour corruption. 

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Avec notre correspondant au Caire, Alexandre Buccianti

Le soi-disant parti n’était qu’un appareil de répression de l’Etat (…) c’est une décision merveilleuse.

Hossam Eissa

La procédure en dissolution du Parti national démocrate avait été engagée par un collectif d’opposants accusant la formation du raïs déchu d’avoir corrompu la vie politique égyptienne et porté atteinte aux intérêts de la nation. Des accusations retenues par la Haute Cour administrative qui a prononcé un verdict sans appel.

Le Parti national démocrate de l’ex-président Moubarak n’existe donc plus. La cour a aussi ordonné la saisie de tous les avoirs et la remise de tous les sièges du parti dissous à l’Etat. Le Parti national démocrate possédait un très grand nombre de sièges aux quatre coins de l’Egypte. Des sièges dont le plus important était celui de la place Tahrir incendié par les manifestants au début de la révolution.

Avec la disparition du Parti national démocrate, c’est le concept même du parti unique qui disparaît en Egypte. Le Parti national était, en effet, l’héritier de l’Union socialiste arabe, le parti unique créé par le président Gamal Abdel Nasser.

Mais la dissolution du Parti ne prive pas ses membres de leurs droits civiques. Des membres que le parti affirmait être au nombre de trois millions l’année dernière. Une formation qui pourra donc renaitre de ses cendres puisque les demandes de constitution de nouveaux partis seront reçues lundi.

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