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Burkina Faso

Retour au calme relatif à Ouagadougou

Vue aérienne de Ouagadougou.
Vue aérienne de Ouagadougou. Wikimedia/kyselak
Texte par : RFI Suivre
6 mn

Le Burkina Faso n'a plus de gouvernement ce samedi 16 avril 2011 au matin. Le chef de l'Etat Blaise Compaoré l'a dissout la veille, conséquence de la mutinerie qui a éclaté jeudi soir à Ouagadougou. Des militaires du régiment présidentiel avaient laissé éclater leur colère. Un mouvement qui s'est répandu dans l'ensemble des casernes de la ville. Des dizaines de soldats ont alors investi les rues, tirant en l'air et pillant de nombreux magasins, obligeant le président à quitter la capitale quelques heures. La nuit dernière des tirs étaient encore entendus mais ce vendredi matin Ouagadougou retrouve un semblant de normalité.

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Ca tire toujours et les coups de feu ne cessent pas.

Témoignage d'un habitant de Ouagadougou

Ce vendredi matin, la situation semble assez calme. La nuit, elle, a été plutôt agitée. Des soldats mutins étaient encore maîtres de la ville. On avait l’impression qu’il y avait un couvre-feu.

Ces soldats armés circulaient à bord de véhicules arrachés de forces aux automobilistes. Si bien qu’à une certaine heure déjà personne n’osait s’aventurer dehors exception faite des motocyclistes. Les mutins tiraient des coups de feu et se livraient à des pillages notamment dans des hôtels.

A la différence de la nuit précédente, vendredi soir, il y avait des patrouilles de la garde présidentielle. Celle-ci faisait la police en traquant les mutins. Ainsi, nombre d’entre eux ont été arrêtés alors qu’ils se livraient à des pillages.

La nuit dernière a donc été relativement plus calme que la nuit précédente où de nombreux accrochages et tirs avaient été signalés. Une nuit plus calme mais sous vive tension tout de même avec une impression de couvre-feu sur Ouagadougou.

Il y a beaucoup de crimes de sang et de crimes économiques qui sont restés impunis. Nous sommes dans un contexte de vie chère marqué par la paupérisation de plus en plus accrue d'une bonne partie de la population de notre pays.

Ali Sanou

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