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Nigeria

Le président nigérian sortant Goodluck Jonathan remporte mathématiquement le scrutin présidentiel

Une femme aveugle glisse son bulletin dans l'urne dans un bureau de vote à Otuoke, delta du Niger sud, le 16 avril 2011.
Une femme aveugle glisse son bulletin dans l'urne dans un bureau de vote à Otuoke, delta du Niger sud, le 16 avril 2011. AFP
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Le président nigérian sortant Goodluck Jonathan prend largement la tête ce lundi 18 avril de l'élection présidentielle, vainqueur dans une grande majorité des 36 Etats de la fédération, disposant d’une telle avance qu'il devrait remporter l’élection dès le premier tour de ce scrutin. Une élection dont le bon déroulement global a été souligné par les observateurs internationaux. Même si des émeutes ont été signalées dans le nord du pays à majorité musulmane durant la nuit de dimanche à lundi.

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Si Muhammadu Buhari, le principal candidat d’opposition espérait contraindre le président sortant Goodluck Jonathan à un second tour historique, l’hypothèse semble désormais écartée.

Les chiffres dévoilés au compte-gouttes à partir du dimanche 17 avril, par l’Inec, la Commission nationale électorale indépendante, dont ceux de Lagos, la mégalopole la plus peuplée du Nigeria, donnent Goodluck Jonathan largement en tête des suffrages exprimés.

Selon des résultats partiels mais officiels portant sur 31 des 36 Etats du pays, le président nigérian sortant dispose d’une avance telle qu’il est désormais assuré de remporter l’élection présidentielle.

Selon la Constitution nigériane, pour que le prochain président soit élu au premier tour, il faut qu’il capitalise une majorité simple ainsi que plus de 25% des suffrages dans les deux tiers des Etats de la fédération, à savoir 36 plus Abuja, la capitale.

Le reste des résultats doivent tomber dans la journée de ce lundi et Goodluck Jonathan pourrait être déclaré officiellement vainqueur d’ici la fin de la journée.

Les enseignements du scrutin

Au regard du passé du Nigeria, organiser une élection présidentielle libre, juste et transparente était un défi de taille. Pour les plus sceptiques, c’était même inenvisageable.

Sauf qu’après avoir mené la danse à la tête de la Cédéao pour pousser l’ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo, hors du pouvoir; et après avoir un temps sermonné les Béninois à l’issue de leur présidentielle ; les autorités nigérianes ne pouvaient pas se permettre d’échouer.

Pari gagné. En dépit de deux explosions à la bombe samedi et de quelques échauffourées, les observateurs internationaux estiment que, dans l’ensemble, les scrutins se sont déroulés dans le calme et ont peu été entachés de fraudes.

L'ancien président ghanéen John Kufuor, chef de la mission d'observateurs de l'Union africaine, a d’ailleurs accordé, ce dimanche, un brevet de démocratie à cette élection.

Autant dire que si les résultats définitifs qui sont attendus ce lundi dans la journée, ne sont pas massivement contestés dans la violence ou devant les tribunaux, ce scrutin présidentiel devrait marquer un tournant dans l’histoire de la démocratie nigériane.

De quoi conforter le pays dans son rôle de leader sur la scène régionale mais aussi continentale.

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