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Burkina Faso

Une troisième ville touchée par la colère des militaires au Burkina Faso

A Ougadougou, un calme relatif est revenu mais la tension reste vive.
A Ougadougou, un calme relatif est revenu mais la tension reste vive. AFP/Ahmed Ouoba
Texte par : RFI Suivre
6 mn

La grogne chez les militaires continue au Burkina Faso. Après Ouagadougou et Pô à la frontière avec le Ghana, c'est à Tenkodogo que ce dimanche après-midi 17 avril 2011 des militaires ont quitté leur caserne et ont tiré en l'air. Selon des témoins, les tirs auraient débuté vers 17 heures. C'est la troisième fois en un mois et demi que des soldats protestent dans cette ville du Burkina Faso située au sud-est de la capitale.

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Alors que le calme est revenu à Pô dans le sud et que la journée a été calme à Ouagadougou, la capitale, c'est à Tenkodogo dans l'est du pays que les militaires ont montré leur colère ce dimanche 17 avril. Ils sont sortis aux environs de 17 heures, heure locale, de leur camp et ont tiré en l'air dans plusieurs quartiers de la ville, provoquant un vent de panique chez les habitants. Ils ont également réquisitionnés des véhicules de civils.

Alors que les gens vaquaient à leurs occupations dans la ville, brusquement on a entendu des coups de feu au milieu du marché, dans le centre-ville.

Témoignage d'un habitant de Tenkodogo

La mutinerie des soldats qui a touché la capitale Ouagadougou ces derniers jours s'est propagée à la ville de Pô dans le sud du pays, à la frontière avec le Ghana, la nuit dernière et ce dimanche.

Toujours les mêmes scènes qu'à Ouagadougou : des militaires qui tirent en l'air et se livrent à des pillages. Les autorités ont envoyé une délégation sur place pour discuter avec les soldats. Il y aurait au moins deux blessés par balle, selon une source médicale. Ce dimanche après-midi, le calme est revenu mais les habitants sont dans l'expectative.

Depuis 13h30, on n'entend plus les tirs (...) Pour l'instant c'est calme mais la population est dans l'attente de voir ce qui va se passer dans la soirée.

Témoignage d'un habitant de Pô

A Ouagadougou, la tension semble être retombée après une nuit de couvre-feu. Samedi soir quelques minutes avant le couvre-feu, les sièges du parti de l'Union pour la renaissance, parti sankariste de Bénéwendé Sankara, principal parti d'opposition, et celui du Front des forces sociales (FFS) ont été attaqués. L'information a été divulguée ce dimanche par les deux formations politiques.

Deux hommes arrivés à moto seraient entrés dans une pièce du local et l'auraient incendié avec une bombonne de gaz. Selon le chef de file du principal parti d'opposition, joint par RFI, il s'agit d'un acte délibéré.

De son côté, afin d'endiguer la vague de violences qui agite le pays depuis quatre jours, le gouvernement a prévenu ce dimanche soir qu'il va sanctionner tout usage illégal d'arme à feux.

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